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Saturday, July 19th, 2025
the Week of Proper 10 / Ordinary 15
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Bible Commentaries
Commentaire biblique avancé Commentaire biblique avancé
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Informations bibliographiques
bibliography-text="Commentaire sur 2 Thessalonians 2". "Commentaire biblique avancé". https://studylight.org/commentaries/fre/cba/2-thessalonians-2.html.
bibliography-text="Commentaire sur 2 Thessalonians 2". "Commentaire biblique avancé". https://studylight.org/
Whole Bible (6)New Testament (1)
versets 1-17
Le jour du Seigneur ne peut pas être déjà lÃ
Maintenant quâil a établi les âmes dans la vérité, lâapôtre aborde le sujet de lâerreur, et montre quelle était lâoccasion de ses remarques. Nous avons déjà parlé plus haut de cela.
En répondant à lâerreur et en garantissant les Thessaloniciens des efforts trompeurs des séducteurs, Paul met ici tout à sa place, en faisant appel aux précieuses vérités dont il avait déjà parlé. [2:1-2] La réunion des saints avec Christ en lâair était une démonstration quâil était impossible que le jour de Christ soit déjà là .
Au reste, Paul présente à cet égard deux considérations : 1° [2:1] le jour ne pouvait être là , car les chrétiens nâétaient pas encore réunis au Seigneur; et, dans ce jour-là , ils devaient venir
lui; 2° [2:3] lâinique qui devait être jugé nâétait pas encore apparu, de sorte que le jugement ne pouvait pas encore être exécuté.Parce que lâÃglise nâest pas encore réunie à Christ
[2:5] Lâapôtre avait déjà enseigné les Thessaloniciens en ce qui concerne lâinique, lorsquâil était à Thessalonique, et au sujet de lâenlèvement de lâÃglise, dans sa précédente épître. [2:3] Pour que le Seigneur arrive comme juge, lâiniquité doit être parvenue à son comble, [2:4] et lâopposition ouverte contre Dieu doit avoir été manifestée; [1:10] mais il y a un côté plus précieux de la vérité que celui-là : les saints doivent être dans la même position que Christ, être réunis avec lui avant quâil puisse se manifester en gloire à ceux du dehors. Ces vérités exigent un examen plus détaillé.
[2:1] La réunion avec Christ, avant quâil soit manifesté, était une vérité connue des Thessaloniciens; elle nâest pas
ici; elle est employée comme motif. Le Seigneur Jésus doit venir, mais il est impossible quâil soit dans la gloire sans son Ãglise. Le roi, sans doute, punirait ses sujets rebelles; mais avant de le faire, il voulait amener auprès de lui ceux qui lui avaient été fidèles au milieu des infidèles, pour les ramener avec lui et les honorer publiquement au milieu des rebelles. Or ici lâapôtre ne parle que de lâenlèvement même; [2:2] et il conjure les Thessaloniciens, par cette vérité, de ne pas se laisser bouleverser dans leurs pensées comme si le jour était là . Combien cette vérité devait être, pour les chrétiens, une certitude, pour que lâapôtre pût y faire appel comme à une chose connue sur laquelle le coeur pouvait sâappuyer ! La relation de lâÃglise avec Christ, la nécessité de la possession dâune même position que lui, faisait, de la pensée que le jour était déjà là , une pure folie.Parce que lâhomme de péché nâest pas encore apparu
[2:3] En second lieu, le fait déjà connu est affirmé, que, dâabord, lâapostasie doit arriver et ensuite, lâhomme de péché être révélé. Solennelle vérité ! Chaque événement prend sa place. Longtemps on a gardé les formes et le nom du christianisme, et les vrais chrétiens ont été méconnus; mais, enfin, il doit y avoir un abandon public de la foi â une apostasie â et les vrais chrétiens auront leur vraie place dans le ciel. Mais, outre cela, il doit sâélever un personnage qui réalisera en plein, dans le péché, le caractère de lâhomme sans Dieu. [2:4] Il est lâhomme de péché, il fait sa volonté; il nâest que lâAdam pleinement développé : poussé par lâEnnemi, il sâoppose à Dieu; sa conduite est une inimitié ouverte contre Dieu; il sâélève au-dessus de tout ce qui porte ce nom, et se présente comme Dieu dans le temple de Dieu. Il y a donc apostasie, câest-à -dire abandon ouvertement déclaré du christianisme en général, et un individu qui résume dans sa personne, quant au principe dâiniquité, lâopposition contre Dieu.
Lâinique
Lâinique prend la place de Dieu
[2:4] On remarquera que le caractère de lâinique, ici, est religieux, ou plutôt antireligieux, et quâil nâest pas parlé dâune puissance séculière du monde, quelle que soit son iniquité. Lâhomme de péché se donne un caractère religieux, il sâélève contre le vrai Dieu; mais il se présente lui-même comme étant Dieu, dans le temple de Dieu. Remarquez que tout ici a lieu sur la terre : lâinique ne prétend pas être un Dieu de la foi. Il se montre comme un dieu pour la terre; la profession du christianisme a été abandonnée. Le péché, ensuite, caractérise un individu, un homme qui met le comble à lâapostasie de la nature humaine et qui, comme homme, proclame son indépendance de Dieu. Le principe du péché dans lâhomme, câest sa volonté propre. Il procède, nous lâavons déjà vu, de la réjection du christianisme. Sous ce rapport aussi le mal est à son comble.
Cet homme de péché sâélève au-dessus de Dieu, et sâasseyant dans le temple de Dieu, comme Dieu, il jette le défi au Dieu dâIsraël. Ce dernier trait nous fournit le caractère formel de ce personnage; il se trouve en conflit avec Dieu, en se plaçant publiquement dans cette position de Dieu â se présentant lui-même comme étant Dieu dans le temple de Dieu. Câest le Dieu dâIsraël qui fera justice de lui.
Tout est rejeté : christianisme, judaïsme, religion naturelle; lâhomme se place sur la terre, sâélève au-dessus de tout, en opposition à Dieu, et en particulier, sâarroge (car lâhomme a besoin dâun dieu, de quelque chose à adorer) la place et les honneurs de Dieu, et du Dieu dâIsraël1.
1 En 1 Jean 2 [(v. 22)], nous voyons le double caractère de lâAntichrist par rapport au christianisme et au judaïsme. Il nie le Père et le Fils, rejetant par là le christianisme; il nie que Jésus est le Christ, ce qui est lâincrédulité juive. Sa puissance est lâopération de Satan, comme nous le trouvons ici [(2:9)]. Comme homme, il sâérige en Dieu, de sorte que son impiété est rendue manifeste de toute manière. Comme la question concerne surtout la terre, Celui qui le juge, câest le Dieu de la terre, qui est en même temps lâHomme venu du ciel [(2:8)].
Ces versets nous présentent lâinique en rapport avec lâétat de lâhomme et avec les diverses relations dans lesquelles lâhomme sâest trouvé avec Dieu : dans toutes ces relations, il se montre apostat, jusquâà ce quâil sâarroge la place de Dieu lui-même â premier objet de lâambition humaine et première suggestion de Satan pour sâemparer de lâhomme.
Lâinique est la manifestation de la volonté propre de lâhomme, sans frein
Dans ce qui suit nous trouvons, non pas lâétat dâapostasie à lâégard des positions dans lesquelles Dieu avait placé lâhomme, mais lâhomme simplement, sans frein, et lâoeuvre de Satan. Lâhomme nâest que le vase de la puissance de cet Ennemi.
Lâhomme en qui est la plénitude de la déité, le Seigneur Jésus, et lâhomme rempli de lâénergie de Satan, sont en opposition lâun avec lâautre. Auparavant il y avait lâhomme méchant et sâélevant lui-même, qui abandonnait Dieu; ici, il y a lâopposition à Dieu de la part de lâhomme sans frein, inspirée par Satan lui-même : par conséquent il nous est présenté, non pas comme « le Méchant », mais comme lâinique, « celui qui est sans loi, sans frein ». Le principe qui se trouve exprimé dans ces deux appellations est le même, car être sans frein, câest là le péché (voyez 1 Jean 3:4). Mais sous le nom de « Méchant », lâhomme est envisagé dans son abandon de Dieu et dans sa culpabilité; sous celui dâ« inique », comme ne connaissant que lui-même.
La barrière au développement du mal â vers. 6-7
[2:6] Il y a encore une barrière au développement de cet état où tout frein sera ôté.
[2:5] Lâapôtre avait déjà parlé aux Thessaloniciens de lâapostasie et de lâapparition de lâhomme de péché. [2:6] Il leur dit maintenant quâils devaient connaître lâempêchement qui était mis au progrès du mal, de manière à ne pas permettre quâil fût manifesté avant le temps ordonné. Paul ne dit pas quâil leur eût dit quel était cet empêchement, mais ils devaient le savoir. En connaissant le caractère de lâinique, la barrière se révélait dâelle-même. Le point capital ici est que ce qui empêchait était une barrière. [2:7] Le principe du mal opérait déjà ; une barrière seule empêchait son plein développement; son caractère, lorsquâil serait développé, serait une volonté sans frein qui sâélève et sâoppose1.
1 Remarquez ce qui est dit ici. Tout était prêt et complet déjà du temps de lâapôtre, seulement il y avait un frein. De même, Christ était prêt pour juger. Seulement la patience de Dieu attend, aussi longtemps que câest le temps agréable.
La puissance de Dieu en gouvernement sur la terre bride le mal
[2:4] La volonté propre sans frein étant le principe du mal, ce qui bride cette volonté est la barrière qui lui est opposée. Or lâinique sâélève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu, ou à quoi on rend hommage : [2:6] ce qui le bride donc est la puissance de Dieu agissant en gouvernement ici-bas, comme ayant pouvoir de la part de Dieu. Le plus grand abus de la puissance ne la prive pas de ce dernier caractère. Christ a pu dire à Pilate : « Tu nâaurais aucun pouvoir contre moi, sâil ne tâétait donné dâen haut » [(Jean 19:11)]. Quelque méchant que fût Pilate, son pouvoir est reconnu comme venant de Dieu. Ainsi, quoique les hommes eussent rejeté et crucifié le Fils de Dieu, de sorte que leur iniquité semblait être à son comble, la barrière subsistait en plein. [2:7] Puis, Dieu ayant envoyé son Esprit, forme lâAssemblée, et, bien que le mystère dâiniquité se mît aussitôt en train, mêlant la volonté de lâhomme avec le culte de Dieu en Esprit, Dieu a toujours eu et il a encore lâobjet de ses soins sur la terre; le Saint Esprit a été ici-bas, lâAssemblée, quel que fût son état, est encore sur la terre, et Dieu a maintenu la barrière; et comme le portier avait ouvert la porte à Jésus, malgré tous les obstacles, il maintient tout maintenant, quels que soient lâénergie et le progrès du mal. Le mal est bridé; Dieu est la source dâautorité sur la terre. Il y a quelquâun qui retient jusquâà ce quâil soit loin. Or, lorsque lâAssemblée (câest-à -dire lâAssemblée composée des vrais membres de Christ) a quitté la terre et que, par conséquent, le Saint Esprit, dans son caractère de Consolateur, nâhabite plus ici-bas, alors lâapostasie a lieu1, et le temps pour lever la barrière est arrivé, le frein qui restreignait le mal est ôté; et, enfin, sans quâil soit dit combien de temps prendra le développement du mal, ce dernier se formule dans son chef : la Bête sort de lâabîme [(Apoc. 11:7)]. Satan, non pas Dieu, lui donne son autorité [(Apoc. 13:2)]; et dans la seconde Bête toute lâénergie de Satan se trouve; lâhomme de péché est là [(2:3)].
1 Ce principe peut être actif chez un grand nombre dâindividus car en 1 Jean 2, lâapostasie avait commencé, mais la manifestation ouverte et publique était à venir. Jude parle de son introduction furtive parmi les fidèles pour produire la corruption [(Jude 4)]. Jean parle de sa sortie dans le monde comme caractérisant lâAntichrist [(1 Jean 2:22)].
Dans notre épître, il est question non dâune puissance extérieure et séculière, mais du côté religieux de lâénergie de Satan1.
1 Note Bibliquest : nous avons laissé cette phrase comme elle est dans lâédition 1955 des « Ãtudes sur la Parole ». Mais nous pensons quâil vaut mieux lire selon le texte de la Synopsis anglaise qui énonce : « Ici il nâest pas question de puissance extérieure et séculière, mais du côté religieux de lâénergie de Satan ».
Les instruments qui composent la barrière contre le mal
[2:7] Quant aux instruments individuels qui forment la barrière, ils peuvent changer à tout moment, et ce nâétait pas le but du Saint Esprit de les nommer : ce qui formait lâobstacle quand Paul a écrit ne le serait pas maintenant; sâil avait nommé celui qui était alors lâobstacle, cela ne nous aurait servi de rien pour le temps présent. Ce que la Parole a en vue, câest de nous apprendre que le mal qui devait être jugé opérait déjà , quâil nây avait pas dâespoir de le guérir : il nây avait quâune barrière élevée par Dieu qui empêchait le plein développement du mal, principe infiniment important pour lâhistoire de la chrétienté.
Lâapostasie des hommes qui abandonnent la grâce, quelle que soit la forme que prenne cette apostasie, est nécessairement plus absolue que toute autre. Une telle apostasie est lâopposition contre le Seigneur; ceux qui en sont coupables portent le caractère dâadversaires; les autres principes de lâiniquité humaine entrent pour quelque chose dans son développement, mais cette opposition est la source de la « destruction ». On rejette la bonté, on est ennemi !
« Ce qui retient », en général, nâest quâun instrument, un moyen qui empêche la révélation de lâhomme de péché, de lâinique. Aussi longtemps que lâAssemblée est sur la terre, [2:4] la prétention dâêtre Dieu dans le temple ne peut avoir lieu; au moins nâaurait-elle aucune influence; Satan a sa sphère, et il est forcé de la trouver dans le mystère dâiniquité. Or il nây a plus de mystère quand lâinique se présente ouvertement comme Dieu dans son temple. [2:7] Ce qui retient est donc encore là ; mais il y a une personne active pour maintenir cette barrière. Je pense bien que câest Dieu dans la personne du Saint Esprit, qui, pour le temps appelé « les choses qui sont » [(Apoc. 1:19)], retient le mal et garantit lâautorité divine dans le monde. Aussi longtemps que cette autorité subsiste, lâélévation sans frein de lâiniquité ne saurait avoir lieu. Je ne doute pas, par conséquent, que lâenlèvement des saints ne soit lâoccasion dâôter la barrière et le frein qui jusquâalors avaient contenu lâhomme, quoique ensuite il y ait des voies de Dieu qui se développent avant la pleine manifestation du mal.
Lâapostasie, manifestation de lâaction de Satan
Lâétat de choses à la venue de lâinique
Cette pensée ne repose pas seulement sur de grands principes; le passage même qui nous occupe fournit des éléments qui montrent quel est lâétat de choses lorsque la puissance du mal se développe. 1° [2:3] Lâapostasie sera déjà arrivée. On ne pourrait guère dire cela, si le témoignage de lâAssemblée subsistait comme par le passé ou que son témoignage fût encore plus beau, en tant que dépouillé de tout élément faux et corrupteur; 2° [2:4] lâautorité, envisagée comme établie de Dieu, ne réprime plus la volonté de lâhomme au nom de Dieu; elle a disparu de la scène, car lâinique sâélève contre tout ce qui sâappelle Dieu et à quoi on rend hommage, et se présente comme Dieu dans le temple de Dieu. Comparez Psaume 82, où Dieu se tient au milieu des dieux (des juges), pour les juger avant quâil hérite de toutes les nations. Avant cette heure solennelle où Dieu juge les juges de la terre, cet inique, en méprisant toute autorité qui vient de Dieu, sâarroge la place de Dieu lui-même, et cela sur la terre, où le jugement se manifestera. Ensuite, 3° [2:9] à la place du Saint Esprit et de sa puissance manifestée sur la terre, nous trouvons la puissance de Satan, et nous la trouvons précisément avec les mêmes signes qui ont rendu témoignage à la personne de Christ. De sorte que le passage même, soit en ce qui regarde lâhomme, soit en ce qui concerne lâEnnemi, nous présente, sur les trois points dont nous avons parlé, la pleine confirmation des pensées que nous venons de développer.
LâAssemblée, les pouvoirs établis de Dieu sur la terre, le Saint Esprit présent sur la terre, comme Consolateur à la place de Jésus, ont tous (pour ce qui regarde la
du gouvernement et de lâoeuvre de Dieu) cédé la place à lâhomme volontaire, sans frein, et à la puissance de lâEnnemi.Nous parlons ici de la sphère de la prophétie qui nous occupe, et qui, du reste, embrasse la sphère du témoignage public de Dieu sur la terre.
Pleine manifestation de lâhomme et de Satan à la place des choses divines
[2:4] En définitive, nous trouvons donc ici lâhomme et sa propre nature, telle quâelle sâest montrée dans lâabandon de Dieu, poussant jusquâau bout lâaction de sa volonté en rébellion contre Dieu â lâhomme volontaire. La position prise ainsi par lâhomme se développe comme résultat de lâapostasie dans laquelle il tombe, en abandonnant la position qui lui a été faite par la grâce et dans laquelle lâAssemblée se trouvait placée : ce développement a lieu par le mépris de toute autorité gouvernementale de Dieu sur la terre; et, puisque cette autorité sâétait montrée directement et proprement en Judée, ce mépris et lâesprit de rébellion dans lâhomme qui sâélève au-dessus de tout (mais ne peut être céleste, car le ciel et toute prétention au ciel sont abandonnés par lâhomme et perdus par Satan), se montrent en ce que lâhomme prend la place de Dieu dans son temple, sous la forme la plus avancée dâapostasie et de blasphème judaïques. [2:9] En même temps, Satan, à qui Dieu a lâché la bride, agit avec une puissance, mensongère certes, mais qui, devant les hommes, lui rendra le même témoignage que les oeuvres de Christ ont rendu au Sauveur. Il agit en même temps avec tout ce que lâiniquité a dâhabileté pour séduire. Câest dans lâinique, dans lâhomme sans loi, que Satan opère ces choses. Le développement de la dernière partie de cette scène solennelle sera traité, Dieu voulant, dans lâApocalypse; on peut ajouter que là , on trouve cet inique comme faux Messie, et en particulier comme faux prophète, dans la forme de son royaume â ayant deux cornes semblables à un agneau [(Apoc. 13:11)]. Satan avait été précipité du ciel [(Apoc. 12:9)], où il avait été anti-sacrificateur; et maintenant il sâarroge les titres de Christ sur la terre, comme roi et sacrificateur. En Daniel 11, il apparaît comme roi [(v. 36)]; ici, comme lâhomme sans frein, et en particulier comme résultat de lâapostasie1 et manifestation de la puissance de Satan : en un mot, au lieu de lâAssemblée, lâapostasie; au lieu du Saint Esprit, Satan; et au lieu de lâautorité de Dieu, comme frein qui bride le mal, lâhomme sans frein se présentant comme Dieu sur la terre.
1 On peut remarquer que lâapostasie se développe sous les trois formes sous lesquelles lâhomme a été en relation avec Dieu : selon la
â il est lâhomme de péché sans frein qui sâélève; dans le â il se place comme Dieu dans le temple de Dieu; par le â câest à celui-ci que le terme « apostasie » sâapplique directement dans ce passage.Le mal imite les choses de Dieu, de façon mensongère
Une autre circonstance, déjà mentionnée, demande une attention particulière. Jâai dit que lâinique se présente comme Messie, câest-à -dire sous deux caractères du Messie, ceux de roi et de prophète, qui sont les caractères terrestres de celui-ci. Dans le ciel, Satan nâa plus rien à faire quand il a été chassé du ciel; en sorte quâil ne sâagit pas de lâimitation de la souveraine sacrificature du Seigneur. à cet égard, Satan avait, dans sa propre personne, joué un autre rôle : il avait été précédemment dans le ciel comme accusateur des frères, mais lâÃglise étant en haut, lâaccusateur des frères est chassé du ciel pour ne jamais y retourner. Il se fait prophète et roi dans un homme inspiré de lui. Or, dans ce caractère, il fait les mêmes choses (en mensonges) que celles qui ont démontré devant les hommes la vérité de la mission de Jésus de la part de Dieu, les mêmes choses par lesquelles la mission de Jésus était prouvée être divine (comp. Actes 2:22). Dans le grec, les mots sont identiques1. Je rappellerai ici un autre fait solennel, pour compléter ce tableau. Dans lâhistoire dâÃlie, nous trouvons que la preuve de la divinité de Baal ou de Jéhovah repose sur le fait que leurs serviteurs respectifs feront descendre le feu du ciel [(1 Rois 18:24)]; or, dans le chapitre 13 de lâApocalypse, nous apprenons que la seconde Bête fait descendre le feu du ciel devant les hommes [(v. 13)]. De sorte que nous trouvons les merveilles qui ont légitimé la mission du Seigneur, et ce qui a démontré que Jéhovah était le vrai et seul Dieu : Satan les imite pour tromper les hommes.
1 Seulement le mot pour « miracle » ou « puissance » est au pluriel dans Actes 2.
Cela peut nous donner une idée de lâétat où les hommes se trouveront et nous indique aussi que ces événements auront lieu au milieu des Juifs, sous le double rapport de leur relation avec Jéhovah dâun côté, et dâun autre, de leur rejet du Christ et de leur réception de lâAntichrist.
Apostasies juive et chrétienne liées
[2:10] Ainsi, grâce à Dieu, la vérité quâil ne sâagit pas de lâAssemblée, mais de ceux qui, ayant eu occasion de profiter de la vérité, lâont rejetée, et ont aimé lâiniquité, est abondamment confirmée. Il ne sâagit pas des païens non plus, mais de ceux au milieu desquels la vérité sâest trouvée précédemment annoncée1. [2:11] Ils ne lâont pas voulue et Dieu envoie le mensonge et une énergie dâerreur pour quâils croient au mensonge. [2:12] Il le fait en jugement : il lâa fait à lâégard des nations (Rom. 1:24, 26, 28), il lâa fait à lâégard des Juifs (Ãs. 6:9, 10); il le fait ici à lâégard des chrétiens de nom. Seulement ce passage de lâépître aux Thessaloniciens sâapplique aux Juifs (envisagés comme nation) qui ont rejeté la vérité â le témoignage du Saint Esprit (Actes 7 [v. 51]) â mais encore davantage aux chrétiens (de nom), enfin à tous ceux auxquels la vérité aura été présentée.
1 Je ne fais quâindiquer ici la liaison entre lâabandon du christianisme et le développement du judaïsme apostat, lesquels sont liés ensemble dans le rejet du vrai Christ et le reniement du Père et du Fils. Ce sont là les traits donnés dans la première épître de Jean comme caractéristiques de lâAntichrist [(1 Jean 2:22)]. Mais je suis convaincu que plus la Parole sera examinée, plus on verra, peut-être avec étonnement, que ce fait se confirme. Au reste, le retour au judaïsme et la tendance à lâidolâtrie par lâintroduction dâautres médiateurs et patrons, par lâoubli de notre union avec la Tête et ainsi par lâoubli de notre perfection et de notre délivrance de la loi en Christ, a de tout temps caractérisé le mystère dâiniquité et le principe dâapostasie. Câest ce que lâapôtre a dû combattre incessamment. Ce dont nous parlons plus haut nâen est que la pleine manifestation.
Dans le cas des chrétiens de nom, leur état prend nécessairement le caractère dâapostasie, ou au moins se lie à cette apostasie et en est la conséquence, ainsi que le verset 3 nous lâenseigne. Lâapostasie arrive et puis lâhomme de péché est révélé.
LâAntichrist
Les caractères de lâAntichrist
[2:4] En relation avec son caractère dâhomme de péché, il se présente sans frein, comme étant Dieu dans le temple de Dieu1. [2:9] En relation avec la puissance mensongère de Satan et son oeuvre efficace, il se présente sous le caractère de Christ â il est lâAntichrist. Il revêt par conséquent un caractère judaïque. [2:10] Ce nâest pas seulement lâorgueil de lâhomme sâélevant contre Dieu, mais la puissance de Satan dans lâhomme, séduisant les hommes et en particulier les Juifs, par un faux Christ, tel que, sâil était possible, les élus même seraient séduits. On peut remarquer que tous les traits du caractère de lâinique sont précisément lâopposé de ceux du Christ : mensonge au lieu de vérité; iniquité au lieu de justice; perdition au lieu de salut.
1 Ceci est le point culminant de son caractère comme apostat qui a abandonné la grâce. Les versets 9 et suivants développent son activité positive et trompeuse pour gagner les hommes. Cette activité explique le mélange (mélange qui se rencontre, du reste, ordinairement) dâathéisme et de superstition.
Câest à une telle puissance de mensonge et de destruction que lâhomme, ayant abandonné le christianisme et sâétant élevé en orgueil contre Dieu, sera livré. Lâapostasie (câest-à -dire lâabandon du christianisme), sera lâoccasion de ce mal; la Judée et les Juifs, la scène où ce mal se mûrira et se développera dâune manière positive.
Les actes de lâAntichrist
LâAntichrist niera le Père et le Fils, câest-à -dire le christianisme; il niera que Jésus soit le Christ : câest lâincrédulité judaïque [(1 Jean 2:22)]. Ayant sur lui le poids du péché contre le christianisme, contre la grâce, et la présence du Saint Esprit, il sâalliera avec lâincrédulité judaïque pour quâil nây ait pas seulement toute lâexpression de lâorgueil de lâhomme, mais aussi pour un temps lâinfluence satanique dâun faux Christ qui affermira le trône de Satan au milieu des Gentils, occupé par la première Bête, à laquelle lâautorité du dragon a été donnée [(Apoc. 13:2)]; et il élèvera son propre trône subordonné à celui de la première Bête, au milieu des Juifs, se présentant comme le Messie que leur incrédulité attend. En même temps il introduira lâidolâtrie, lâesprit impur sorti depuis longtemps, qui revient maintenant à sa maison vide de Dieu [(Matt. 12:43-45)].
La destruction de lâAntichrist
[2:8] Quant à sa destruction, le Seigneur Jésus le consumera par le souffle de sa bouche et lâanéantira par la manifestation de sa présence ou de sa venue. Le premier moyen employé par le Seigneur caractérise le jugement; câest la Parole de vérité appliquée en jugement, selon la puissance de Dieu : lâépée sort de sa bouche, dit lâApocalypse [(19:15)]. Ici le Seigneur nâest pas montré sous lâaspect dâun guerrier, comme au chapitre 19 de lâApocalypse : « le souffle de sa bouche » est cette puissance intérieure et divine qui allume, qui exécute le jugement. Ce nâest pas un instrument, câest la source divine de puissance. Celle-ci exécute le jugement par un mot (comp. Ãs. 30:33). Mais il y a un autre côté de ce jugement : le Seigneur, lâhomme Jésus revient. Il y a deux parties de son retour : son retour pour réunir son Assemblée à lui et la manifestation publique, en gloire, de ce retour.
La progression du mal jusquâà lâAntichrist
[2:1] Au premier verset de notre chapitre, il a été parlé de son retour et de notre rassemblement auprès de lui, [2:8] et maintenant il est question de la manifestation publique de sa présence dans la création. Lors de cette manifestation publique de son arrivée, il anéantit toute lâoeuvre et toute la puissance de lâInique. Lâhomme autrefois obéissant sur la terre, exalté par Dieu, devenu Seigneur de tout, anéantit lâhomme sans frein qui sâest élevé lui-même au-dessus de tout et sâest fait Dieu au lieu dâobéir à Dieu.
[2:7] Ce mal, pour ce qui est de lâinfluence de Satan, opérait déjà au temps de lâapôtre, seulement elle est bridée et retenue jusquâà ce que celui qui la bridait soit hors de la scène : alors lâInique sera révélé. En résumé, il faut premièrement que lâAssemblée soit enlevée et que lâapostasie sâaccomplisse; ensuite cet homme se présentera, comme un1 apostat juif et la puissance de Satan se déploiera en lui.
1 Je ne dis pas que son premier début soit lâapostasie du judaïsme; je ne le crois pas. Il se présentera aux Juifs comme étant le Christ, mais selon leurs propres espérances et leurs propres passions. Mais ce sera ensuite une apostasie même judaïque, comme cela a eu lieu partiellement aux jours des Maccabées. Lâesprit se sert, au chapitre 11 de Daniel, de lâapostasie arrivée du temps des Maccabées, comme image et précurseur du temps de lâAntichrist. Il est, dès son début, incrédule et ennemi de Dieu, apostat quant à lâAssemblée, et niant que Jésus soit le Christ.
Jean nous enseigne positivement que la négation du christianisme et lâincrédulité judaïque se réunissent dans lâAntichrist.
Il semble que lâapostasie, quant au christianisme, et lâincrédulité judaïque sâallient entre elles et vont ensemble, ensuite lâapostasie judaïque et la rébellion ouverte contre Dieu produisent le cri du résidu et la venue du Seigneur; alors tout est fini. Or, lâapôtre (chap. 2:3, 4) présente le tableau complet de lâiniquité de lâhomme développée à la suite de lâapostasie quant à la grâce de lâévangile (savoir que lâhomme sâélève jusquâà se faire Dieu), sans toucher le côté judaïque, ni la puissance de Satan manifestée. Les versets 3 et 4 nous présentent lâhomme de péché à la suite de lâapostasie qui éclatera au sein de la chrétienté, le verset 9 commence un enseignement à part où lâapôtre annonce que la venue de cet inique est aussi en relation immédiate avec un puissant déploiement de lâénergie de Satan, qui séduit les hommes par des signes, et par lâerreur efficace à laquelle Dieu les aura livrés et dont nous avons parlé plus haut. Câest lâhomme et Satan qui nous sont spécialement présentés dans cette épître, avec des éléments, toutefois, qui suffisent pour nous montrer la liaison de lâinique avec le judaïsme, aux derniers jours â comme le mystère dâiniquité se liait au judaïsme, du temps de lâapôtre, sans que lâallusion à ces éléments soit lâoccasion de donner des détails sur le développement judaïque du mal. Il faut chercher ces derniers détails ailleurs, où ils sont à leur place, par exemple dans le livre de Daniel. LâApocalypse et la première épître de Jean nous fournissent les moyens de relier ces éléments humains, judaïques et sataniques; nous nâavons fait ici quâindiquer cette liaison.
Vers. 13-15
[2:10] Or, cette influence satanique sâexerce sur ceux qui ont rejeté la vérité. [2:13] Lâapôtre pensait tout autrement des Thessaloniciens auxquels il avait donné de telles explications au sujet du jour quâils croyaient déjà arrivé : Dieu avait, dès le commencement, choisi ces « frères aimés du Seigneur » pour le salut, dans la sainteté de lâEsprit et la foi de la vérité, [2:14] à quoi il les avait appelés par lâévangile de Paul et de ses compagnons, pour quâils obtiennent la gloire du Seigneur Jésus. Quelle différence entre cet état des Thessaloniciens, et la visitation terrible du jour du Seigneur et les circonstances dont lâapôtre avait parlé ! Les Thessaloniciens seront en ce jour-là du nombre des compagnons du Seigneur Jésus lui-même.
Vers. 16-17
Il nây a rien de très particulier dans les exhortations de lâapôtre. Ce quâil avait surtout à coeur, câétait de donner lâexplication que nous venons dâétudier. [2:16] Il demande maintenant que Dieu et le Seigneur Jésus lui-même, qui avaient donné aux saints de Thessalonique les sûres et éternelles consolations de lâévangile, [2:17] les consolent et les affermissent en toute bonne oeuvre et parole.