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Bible Commentaries
Proverbes 14

Bible annotéeBible annotée

versets 1-35

La femme sage. Le texte doit se traduire comme suit : Les sages (parmi les) femmes (chacune d’elles) bĂątit sa maison. Plusieurs, par un simple changement de voyelle (chocmĂŽth au lieu de chacmĂŽth), obtiennent : la sagesse des femmes, terme abstrait qui rĂ©pond mieux Ă  celui de sottise du second membre du verset Mais nous doutons que l’auteur ait voulu employer ici ce pluriel intensif (chocmoth), qui sert dans Proverbes 1:20 et Proverbes 9:1 Ă  dĂ©signer la souveraine sagesse.

BĂątit sa maison : en Ă©levant ses enfants dans la crainte de Dieu, et en faisant rĂ©gner autour d’elle l’économie et l’ordre. Cette pensĂ©e est absolument conforme Ă  l’expĂ©rience de tous les jours : c’est de la mĂšre, plus encore que du pĂšre, que dĂ©pendent la bonne marche et la bonne tenue de la famille et de la maison. Comparez Tite 2:5.

Mais la sottise n’est pas mĂȘme capable de maintenir debout une maison qu’elle aura trouvĂ©e Ă©difiĂ©e et, bien montĂ©e.

Beaucoup prĂ©tendent craindre l’Éternel, mais celui-lĂ  seul le rĂ©vĂšre qui marche dans la bonne voie.

Dans la droiture, littéralement : dans sa droiture, sans se mettre en peine de ce que les hommes pensent des rÚgles de conduite dont il a fait choix.

Les paroles du sot sont elles-mĂȘmes la punition de sa sottise. Elles l’exposent au mĂ©pris et Ă  la moquerie; or, le ridicule tue.

Qui veut la fin, veut les moyens. L’agriculteur qui ne se prĂ©occupe pas des soins Ă  donner Ă  son bĂ©tail et qui ne se met pas en peine d’entretenir en son Ă©table les animaux nĂ©cessaires au travail des champs, n’aura pas non plus de fourrage Ă  leur donner, ni de rĂ©coltes Ă  serrer dans ses greniers.

Comparez Proverbes 6:19; Proverbes 12:17. Le tĂ©moin sĂ»r jouit d’une rĂ©putation de vĂ©racitĂ© qu’il ne compromettra pas facilement, mĂȘme s’il risque de dĂ©plaire en disant ce qu’il sait.

Le moqueur, l’homme frivole, n’a pas de vĂ©ritables besoins spirituels et ne possĂšde pas les conditions d’humilitĂ© et de sincĂ©ritĂ© indispensables Ă  la recherche et Ă  la conquĂȘte de la sagesse; l’homme sensĂ© possĂšde cette crainte de Dieu qui est le point de dĂ©part de toute vraie sagesse, et il arrivera au but par le seul dĂ©veloppement des germes de connaissance qu’il a dĂ©jĂ  dans son cƓur.

Et tu n’auras pas reconnu en lui
 Quelques-uns considĂšrent cette phrase comme donnant le motif de la prĂ©cĂ©dente : Car tu n’auras pas
 Nous pensons plutĂŽt que c’est ici la constatation qu’on est obligĂ© de faire. PrĂšs de l’insensĂ©, on peut se laisser Ă©blouir par certains avantages extĂ©rieurs; loin de lui, on arrive bien vite Ă  se rendre compte du peu qu’il vaut.

Le sage pĂšse soigneusement, par avance, la portĂ©e de ses actes et il ne s’engage pas dans une voie qui l’éloignerait de ce qui est bien et juste. L’insensĂ© ne vise qu’à son propre intĂ©rĂȘt et ne recule devant aucune injustice; la tromperie finit par ĂȘtre le fond de son ĂȘtre et le mobile de toutes ses actions.

Les hommes droits sont bienveillants et Ă©vitent les occasions de nuire Ă  leur prochain; ils n’ont donc pas Ă  offrir des sacrifices de rĂ©paration (LĂ©vitique 5:15-16 et suivants; Proverbes 19:20-22). Les sots commettent faute sur faute : Ă  peine en ont-ils rĂ©parĂ© une par un sacrifice, qu’ils en ont une nouvelle Ă  expier. Le sacrifice de rĂ©paration se raille de leur Ă©tourderie.

D’autres entendent : Le sacrifice ne procure pas aux sots ce qu’ils en attendent; mais la bienveillance de l’Éternel repose sur les hommes droits.

L’amertume de l’ñme, littĂ©ralement de son Ăąme, c’est-Ă -dire, sa propre amertume. Nul homme ne peut pĂ©nĂ©trer jusque dans les profondeurs du cƓur de son prochain. La sympathie humaine Ă  des bornes.

Nul ne peut
 LittĂ©ralement : Et Ă  sa joie ne se mĂȘlera pas un Ă©tranger. Personne que Dieu ne peut avoir avec nous part Ă  nos douleurs et Ă  nos joies intimes.

Comparez Proverbes 12:7. Au premier abord une maison paraĂźt plus durable qu’une tente. Mais, habitĂ©e par un mĂ©chant, la maison perd toute soliditĂ©.

Est florissante, littéralement : pousse, germe. Il y a ici combinaison de deux images.

Cette maxime est reproduite textuellement Proverbes 16:25. Il ne suffit pas de rĂ©flĂ©chir, il faut chercher la sagesse oĂč elle se trouve.

Peut ĂȘtre triste, Ă  cause du souvenir inconscient de toutes les bĂ©atitudes qu’il a perdues. Il y a des rires qui, sans ĂȘtre forcĂ©s, sont de surface.

Aboutit au chagrin. La joie terrestre est fatalement condamnée à se résoudre en tristesse.

Pervers, qui a apostasié.

Aura la récompense, littéralement : sera rassasié de ses voies, en sentira les terribles conséquences (Proverbes 1:31; Proverbes 18:20).

Pour obtenir le sens de ses Ɠuvres Ă  la fin du verset, il faut modifier lĂ©gĂšrement le texte et lire mĂ©alalav au lieu de mĂ©alav, qui ne prĂ©sente un sens satisfaisant qu’à la condition de sous-entendre une idĂ©e importante : et l’homme de bien de [l’accomplissement de] ce qui lui incombe.

Le niais, le simple (Proverbes 1:4, note),

Le sage craint. Ne pas sous-entendre ici Dieu. D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, le sage se tient sur ses gardes.

Ce verset montre ce que s’attire l’homme emportĂ© du verset 16. Au reste, il y a gradation du dĂ©but du verset Ă  la fin. La colĂšre nuit Ă  qui s’y livre, et souvent les autres ne font que d’en rire. Mais les pensĂ©es mĂȘmes de qui machine contre ses voisins constituent pour eux un danger et le font dĂ©tester.

À force de subir indiffĂ©remment toutes les influences qui agissent sur leur esprit, les simples finissent par prendre rang dans la catĂ©gorie des insensĂ©s et par ĂȘtre gagnĂ©s par cette folie Ă  laquelle ils ont trop complaisamment prĂȘtĂ© l’oreille. C’est lĂ  un fĂącheux hĂ©ritage, une mauvaise part.

S’inclinent, littĂ©ralement : se sont inclinĂ©s. Cela se voit, mais pas toujours.

Aux portes du juste. Le juste habite un palais aux portes duquel viennent s’asseoir humblement ceux qui ont quelque requĂȘte Ă  lui prĂ©senter. Voyez Psaumes 37:25-26, le rĂŽle charitable que le juste, enrichi par la bĂ©nĂ©diction de Dieu, est appelĂ© Ă  jouer ici-bas. Comparez aussi Proverbes 13:22.

20 Ă  22

Trois maximes relatives Ă  la haine et Ă  l’affection que les hommes Ă©prouvent les uns pour les autres.

Voir deux maximes analogues, Proverbes 19:4; Proverbes 19:7. L’auteur dĂ©voile ici un des cĂŽtĂ©s les plus mesquins et les plus humiliants du caractĂšre de l’homme. Que le pauvre ne compte pas sur son prochain ! L’homme est un ĂȘtre intĂ©ressĂ©, qui porte ses hommages Ă  ceux dont il espĂšre tirer quelque avantage. Le second membre du verset adresse aux riches un salutaire avertissement : Vos amis ne sont pas tous sincĂšres !

Commet un pĂ©chĂ©. MĂ©priser son prochain, c’est pĂ©cher contre le CrĂ©ateur, qui a placĂ© nos semblables prĂšs de nous pour que nous leur tĂ©moignions les Ă©gards qui leur sont dus.

La forme interrogative, employée ici pour la premiÚre fois dans notre recueil de sentences, exprime une certitude absolue; voir dans le discours du chapitre 8, le verset 1, note.

Méditent, littéralement : forgent, machinent (Proverbes 3:29).

Ne s’égarent-ils pas ? Comparez Proverbes 12:26 et Job 12:24.

Trouvent grùce : sont aimés de Dieu et des hommes.

Et fidĂ©litĂ© : jouissent d’une faveur durable.

Les paroles des lùvres, comme dans Job 11:2; Ésaïe 36:5, indiquent un bavardage parfois dangereux, toujours vain.

La richesse, mise Ă  la disposition des justes, est non pas un pĂ©ril, une occasion de chute et d’orgueil, mais un ornement portĂ© dignement, un moyen de faire le bien dans une plus large mesure. L’expĂ©rience montre qu’un homme de bien, possesseur d’une grande fortune, grandit dans l’estime des gens, grĂące aux ressources matĂ©rielles qu’il possĂšde et dont il fait un sage et noble usage. Les insensĂ©s, au contraire, quelque riches qu’ils puissent ĂȘtre, sont et demeurent aux yeux de tous des insensĂ©s; la fortune ne leur est qu’une facilitĂ© de plus Ă  mal faire.

Les Ăąmes : de ceux qui, sur de fausses accusations, ont Ă©tĂ© traduits en justice et risquent d’ĂȘtre les victimes de la calomnie. Le tĂ©moignage d’un homme vĂ©ridique et dont l’autoritĂ© morale est reconnue de chacun, sera dĂ©cisif et produira la lumiĂšre dans l’esprit des juges. Mais il n’y a aucun fond Ă  faire sur celui dont le mensonge est l’atmosphĂšre morale. Comparez Proverbes 12:17.

Et ses fils. Dieu bĂ©nit les enfants des fidĂšles et reporte sur eux les grĂąces dont il avait fait jouir les pĂšres; cela d’autant plus qu’il sait que ces derniers se sont efforcĂ©s de transmettre Ă  leurs descendants leur foi et leur crainte de Dieu. Voyez GenĂšse 18:19.

Comparez Proverbes 13:14.

Dans toute l’antiquitĂ© les rois sont appelĂ©s pasteurs, pour les faire souvenir, dit Calmet, de l’application qu’ils doivent apporter Ă  augmenter leurs peuples et de la bontĂ© compatissante avec laquelle ils doivent les traiter.

RĂ©colte la folie. Le verbe employĂ© ici dĂ©signe l’action de lever, de soulever de terre un objet quelconque. L’homme irritable prĂ©lĂšve pour lui une portion de sottise.

Un cƓur paisible, littĂ©ralement : Un cƓur qui guĂ©rit, qui adoucit. L’esprit patient met un baume sur les mille blessures de la vie et maintient par lĂ  la santĂ© du corps; littĂ©ralement : des chairs, pluriel qui indique l’ensemble des fonctions physiques.

La carie des os. Voir Proverbes 12:1, note. Le cƓur, travaillĂ© par le sentiment sourd et puissant qui s’appelle la jalousie, fera souffrir le corps dans toutes ses parties, car le cƓur est le centre de l’organisme.

Pour le premier membre de ce verset, voir Proverbes 17:5; pour le second, voir Proverbes 19:17. La sagesse israĂ©lite, pour recommander la mansuĂ©tude Ă  l’égard du pauvre, s’appuie sur l’identitĂ© d’origine de tous les hommes et sur le respect que mĂ©rite un ĂȘtre créé Ă  l’image de Dieu (Job 31:15). Le dĂ©dain qu’on a pour un pauvre remonte jusqu’au CrĂ©ateur.

Dans son malheur. On a souvent traduit : Par son pĂ©chĂ©. Mais le parallĂ©lisme (dans sa mort) n’est pas favorable Ă  ce sens. Le mĂ©chant, quand lui survient un malheur, est renversĂ© sans espoir de relĂšvement, car il n’a pour lui ni Dieu, ni son prochain (Job 27:8-9).

Dans sa mort : mĂȘme Ă  cette heure redoutable. Comme dĂ©jĂ  dans Proverbes 4:18; Proverbes 5:6; Proverbes 10:25-28; Proverbes 11:7; Proverbes 12:28, nous avons ici une espĂ©rance qui porte au-delĂ  de la vie terrestre. Voir encore Proverbes 15:21; Proverbes 21:16; Proverbes 23:13; Proverbes 23:17; Proverbes 23:18; Proverbes 24:14; Proverbes 24:19-20. Cette confiance n’était pas celle de la masse du peuple, mais bien d’une Ă©lite de penseurs et de croyants, tels que celui qui pouvait dire : Je remets mon esprit entre tes mains.

Dans le cƓur des sages, la sagesse demeure tranquille, silencieuse, jusqu’au moment oĂč il conviendra qu’elle s’exprime Mais les sots Ă©talent avec complaisance le peu de sagesse qu’ils possĂšdent. Comparez Proverbes 12:23 et Proverbes 10:14. Lorsqu’un vase est plein d’or, disent les rabbins, il ne sonne pas; mais dĂšs qu’il n’y a qu’une ou deux piĂšces, elles y font grand bruit.

34 et 35

Deux proverbes relatifs à l’État et à son chef.

Belle maxime, dont la justesse est prouvĂ©e par l’histoire de tous les temps. Ce qui rend une nation grande et illustre, ce sont les principes de justice, d’équitĂ©, de droiture qui prĂ©sident Ă  son gouvernement, inspirent ses magistrats, sont appliquĂ©s dans les rapports internationaux. La puissance militaire peut ĂȘtre brisĂ©e; l’éclat d’une brillante civilisation peut ĂȘtre terni par les abus qui rĂ©sultent de cette civilisation mĂȘme. L’idĂ©al de justice et d’honneur est le bien suprĂȘme, le fondement, qui doit ĂȘtre fermement maintenu. Il sera une sauvegarde dans les jours de grande prospĂ©ritĂ©, et un puissant levier dans les Ă©poques de lutte et d’épreuves nationales.

Voir dans Proverbes 10:5 la mĂȘme opposition entre avisĂ© et qui fait honte.

Du roi, du vrai roi, du roi qui est lui-mĂȘme avisĂ©.

Qui fait honte, par sa maladresse. Il faut y regarder Ă  deux fois avant de s’approcher des rois et de leur offrir des services, et considĂ©rer si l’on a la capacitĂ© requise.

Informations bibliographiques
bibliography-text="Commentaire sur Proverbs 14". "Bible annotée". https://studylight.org/commentaries/fre/ann/proverbs-14.html.
 
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