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Thursday, April 23rd, 2026
the Third Week after Easter
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Whole Bible (6)
versets 1-20
1 Ă 9
NĂ©hĂ©mie obtient dâArtaxerxĂšs la permission dâaller relever les murs de JĂ©rusalem.
Nisan : le premier mois du calendrier israĂ©lite dâaprĂšs lâexil; voir NĂ©hĂ©mie 1:1, note. Mais, comme il est parlĂ© ici de la vingtiĂšme annĂ©e dâArtaxerxĂšs, et non de la vingt-et-uniĂšme, ainsi quâon devrait sây attendre dâaprĂšs NĂ©hĂ©mie 1:1, qui nous plaçait au neuviĂšme mois de la mĂȘme vingtiĂšme annĂ©e, il faut admettre quâici NĂ©hĂ©mie fait commencer lâannĂ©e en automne, comme le font pour toutes les affaires civiles les Juifs dâaprĂšs lâexil, tandis que lâannĂ©e religieuse continue de sâouvrir par la fĂȘte de PĂąques, le 15 Nisan. Dans lâannĂ©e civile qui commençait en automne, le mois de Kislev (NĂ©hĂ©mie 1:1) prĂ©cĂšde celui de Nisan dâenviron quatre mois. Dâautres ont pensĂ© que la 20e annĂ©e dâArtaxerxĂšs est comptĂ©e depuis lâanniversaire de son accession au trĂŽne. Il aurait commencĂ© de rĂ©gner entre Nisan et Kislev.
Si NĂ©hĂ©mie nâa pas ouvert plus tĂŽt son cĆur Ă son maĂźtre, câest probablement quâil attendait son tour de service pour sâapprocher du roi. Câest ce quâindiquerait la leçon de quelques anciennes traductions le vin Ă©tant devant moi, câest-Ă -dire : le soin de la boisson royale mâincombant en ce temps.
Le vin Ă©tant devant lui : au commencement dâun grand festin, auquel la reine elle-mĂȘme assistait (verset 6).
Or je nâavais jamais eu mauvais visage devant lui. Dâautres traduisent : Or je nâaffectai pas dâavoir mauvais visage devant lui, ce qui ne lâempĂȘcha pas de remarquer quelque chose. Il ne convenait pas de paraĂźtre avec une expression triste devant un roi (Esthers 4.2).
Jâeus grand peur. Le moment dĂ©cisif Ă©tait arrivĂ© ! Comment le roi prendrait-il la requĂȘte quâil avait rĂ©solu de lui prĂ©senter ?
Que le roi vive éternellement ! Daniel 2:4; Daniel 3:9; 1 Rois 1:31.
La ville oĂč sont les sĂ©pulcres de mes pĂšres. Cela sâaccorde bien avec lâorigine quâEusĂšbe, et avec lui JĂ©rĂŽme, attribuent Ă NĂ©hĂ©mie.
Une priĂšre : mentale. Voir GenĂšse 24:12-14.
Pour que je la rebĂątisse. Les derniers mots du verset 3 indiquent suffisamment ce quâil sâagit de rebĂątir Ă JĂ©rusalem. Voyez JosuĂ© 6:26.
La reine : Damaspia, dâaprĂšs CtĂ©sias. Les rois perses Ă©taient polygames, mais une seule de leurs femmes avait le titre de reine.
Je lui fixai un terme. DâaprĂšs NĂ©hĂ©mie 5:14 et NĂ©hĂ©mie 13:6, NĂ©hĂ©mie demeura douze ans absent. Mais il se peut que dans le principe il nâait pas Ă©tĂ© question dâune aussi longue absence et quâil soit revenu plus tĂŽt, pour repartir avec une nouvelle permission du roi, ou bien que, de JĂ©rusalem, il ait obtenu une prolongation de congĂ©.
Des lettres. Ce nâĂ©taient probablement pas de simples sauf-conduits, mais en mĂȘme temps une approbation royale donnĂ©e au but du voyage de NĂ©hĂ©mie.
Asaph, gardien du parc du roi. Nous rendons par parc le mot pardĂšs (paradis), qui ne se retrouve quâici et dans EcclĂ©siaste 2:5 et Cantique 4:13. Il signifierait dâaprĂšs le sanscrit contrĂ©e excellente, dâaprĂšs le zend enclos, terrain protĂ©gĂ©, oĂč peuvent librement croĂźtre des arbres et se multiplier le gibier. Cette forĂȘt, qui devait fournir de pesants matĂ©riaux, Ă©tait sans doute voisine de JĂ©rusalem. On pourrait songer Ă la plaine ou Ă la vallĂ©e boisĂ©e qui, dâaprĂšs 1 Chroniques 27:28, appartenait Ă David et Ă©tait peut-ĂȘtre demeurĂ©e domaine royal aprĂšs la conquĂȘte du pays.
Les portes de la citadelle attenante Ă la maison [de Dieu]. Cette forteresse (bira) apparaĂźt ici pour la premiĂšre fois, car dans 1 Chroniques 29:1; 1 Chroniques 29:19 câest tout lâensemble des bĂątiments du temple qui est ainsi appelĂ©. Câest probablement la mĂȘme forteresse que les rois asmonĂ©ens agrandirent et appelĂšrent baris, dâaprĂšs JosĂšphe, tandis que plus tard, rebĂątie par HĂ©rode, qui lui donna le nom dâun de ses amis, elle figure dans lâhistoire sous le nom de tour Antonia. Elle Ă©tait situĂ©e Ă lâangle nord-ouest du temple. Avant lâexil il nây avait en cet endroit rien de pareil, et voici un indice de plus des travaux auxquels nous pensons que les Juifs sâĂ©taient livrĂ©s peu auparavant pour fortifier leur capitale.
Et pour la muraille de la ville : à savoir pour les portes de la muraille (Néhémie 3:3-6). On peut aussi traduire : attenante à la maison [de Dieu] et à la muraille de la ville.
Dans laquelle jâentrerai : comme gouverneur. La demande de cette charge par NĂ©hĂ©mie nâa pas Ă©tĂ© racontĂ©e dans ce qui prĂ©cĂšde; mais voyez NĂ©hĂ©mie 5:14. Esdras, sacrificateur et scribe, chargĂ© dâune mission religieuse, avait pu se passer de cette dignitĂ© et des pouvoirs qui y Ă©taient attachĂ©s. Mais NĂ©hĂ©mie savait quâil trouverait une forte opposition; et dâailleurs la tĂąche qui allait lui incomber Ă©tait toute temporelle. DâaprĂšs NĂ©hĂ©mie 5:15 il y avait eu des gouverneurs rĂ©guliers, semble-t-il, en JudĂ©e. Nous en connaissons deux, Zorobabel et celui de Esdras 6:7, dont le nom nâest pas indiquĂ©. Tous ont une mission civile. Ce poste Ă©tait-il justement vacant au moment oĂč il fut confiĂ© Ă NĂ©hĂ©mie ?
La maison de ses prĂ©dĂ©cesseurs Ă©tait peut-ĂȘtre ruinĂ©e ou indigne dâune ville qui allait ĂȘtre entourĂ©e de murailles et reprendre sa dignitĂ© de capitale.
Je vins vers les gouverneurs dâau-delĂ du fleuve. JosĂšphe parle de gouverneurs subalternes et dâun gouverneur suprĂȘme nommĂ© Adayos, qui administraient dans ce temps la grande province de la rive droite de lâEuphrate (Syrie, PhĂ©nicie, Samarie).
Et le roi envoya : avait envoyé.
Des officiers de guerre. Les lettres devaient lĂ©gitimer NĂ©hĂ©mie auprĂšs des autoritĂ©s; les officiers, le protĂ©ger. Esdras, accompagnĂ© de milliers dâĂ©migrants, avait refusĂ© toute escorte, ou plutĂŽt nâen avait pas demandĂ© (NĂ©hĂ©mie 8:22). NĂ©hĂ©mie, qui du reste nâavait avec lui quâun nombre restreint de frĂšres et de serviteurs (NĂ©hĂ©mie 4:16; NĂ©hĂ©mie 5:10), doit Ă sa dignitĂ© de gouverneur dâaccepter celle-ci; elle demeura probablement auprĂšs de lui Ă JĂ©rusalem (comparez NĂ©hĂ©mie 4:23 : hommes qui faisaient la garde).
10 Ă 15
De nuit et avec une faible escorte, pour ne pas attirer lâattention des adversaires (verset 10). NĂ©hĂ©mie fait le tour des murailles en ruines. Il veut se mettre en Ă©tat de parler en connaissance de cause avec ses amis du travail quâil a Ă cĆur dâentreprendre.
LâarrivĂ©e de NĂ©hĂ©mie inquiĂ©tait dĂ©jĂ les ennemis des Juifs, que personne encore Ă JĂ©rusalem nâĂ©tait au courant des projets du nouveau gouverneur (verset 16).
Le Horonite : non pas de HoronaĂŻm (ĂsaĂŻe 15:5), car dans ce cas il serait dĂ©signĂ© comme moabite, mais de Beth-Horon (JosuĂ© 10:11, qui avait fait partie dâĂphraĂŻm (JosuĂ© 16:3) et qui par consĂ©quent Ă©tait devenu samaritain. Ici apparaĂźt pour la premiĂšre fois ce Samballat, chef des Samaritains, dont il sera souvent question dans notre livre, et qui sâĂ©tait probablement, avant lâarrivĂ©e de NĂ©hĂ©mie, signalĂ© par son ardeur Ă dĂ©truire les murs dont JĂ©rusalem avait commencĂ© Ă sâentourer.
Samballat, en assyrien SinĂ©balit, signifie peut-ĂȘtre Sin (la dĂ©esse de la lune) a donnĂ© la vie.
Tobija, le serviteur ammonite : un employĂ© du roi de Perse, ou bien un affranchi, chargĂ© peut-ĂȘtre de lâadministration du pays dâAmmon. Dâautres en font le serviteur de Samballat et son secrĂ©taire (NĂ©hĂ©mie 6:17-19). Ces deux hommes, apparentĂ©s Ă des familles juives considĂ©rables (NĂ©hĂ©mie 6:17; NĂ©hĂ©mie 13:4-28), furent les principaux adversaires de NĂ©hĂ©mie, comme RĂ©hum et SimsaĂŻ lâavaient Ă©tĂ© de Zorobabel.
Trois jours. Voir Esdras 8:32.
La bĂȘte de somme : cheval, mulet ou Ăąne.
Et je sortis de nuit. Nous dirions : De nuit donc je sortis, car il lâa dĂ©jĂ dit au verset 12.
La porte de la VallĂ©e correspond Ă la porte actuelle de Jaffa (2 Chroniques 26:9, note), sans ĂȘtre nĂ©cessairement Ă la mĂȘme place. CâĂ©tait la porte occidentale, ainsi que lâappelle dans notre passage une trĂšs antique traduction. Le nom de porte de la VallĂ©e lui vient de ce quâelle sâouvrait sur la partie supĂ©rieure de la vallĂ©e de Hinnom.
La source du Dragon nâest mentionnĂ©e quâici, sous ce nom du moins. Il faut la chercher entre la porte de la VallĂ©e et celle du Fumier. Câest probablement une des sources qui alimentaient lâĂ©tang infĂ©rieur de la vallĂ©e de Hinnom, aujourdâhui le Birket-es-Sultan. Depuis la porte de la VallĂ©e, NĂ©hĂ©mie aurait donc pris Ă gauche, vers le sud.
La porte du Fumier. Encore un nom quiâ ne se trouve que dans notre livre. Ici, comme dans NĂ©hĂ©mie 3:13, cette porte suit celle de la VallĂ©e, dont elle est Ă©loignĂ©e de mille coudĂ©es, soit dâun demi-kilomĂštre environ.
ConsidĂ©rant. Le texte prĂ©sente ici dans la plupart des manuscrits un mot (schĂŽber) qui signifie : brisant, dâoĂč lâon a tirĂ© le sens de : passant et repassant par les brĂšches. Mais plusieurs manuscrits lisent sĂŽber, mot qui Ă la vĂ©ritĂ© ne se trouve nulle part ailleurs, mais qui est tout voisin dâun verbe fort usitĂ© et qui signifie : regarder attentivement, fixer sur un objet ses yeux et sa pensĂ©e.
La porte de la Source. Voir NĂ©hĂ©mie 3:15 et NĂ©hĂ©mie 12:37. De tous les environs immĂ©diats de JĂ©rusalem, le lieu le plus bas et oĂč par consĂ©quent se trouve le plus grand nombre de sources, câest, au sud, le point de rencontre de la vallĂ©e du CĂ©dron et de la vallĂ©e de Hinnom. On nây en compte pas moins de quatre : la source de la Vierge, celle de SiloĂ©, lâĂ©tang de SiloĂ© et, plus au sud encore, la source de Job (Bir Eyoub), aussi appelĂ©e source de NĂ©hĂ©mie. La porte de la Source doit donc ĂȘtre cherchĂ©e dans cette direction, câest-Ă -dire au bas de la dĂ©pression du TyropĂ©on, qui sĂ©pare la colline de Sion de celle de NĂ©bi-David. Câest lĂ que se trouve aujourdâhui la porte des Maugrabins. Tobier dit que, dans les temps oĂč lâeau se fait rare Ă JĂ©rusalem, câest par la porte des Maugrabins un continuel va et vient de gens qui vont puiser de lâeau Ă lâune des fontaines que nous venons dâindiquer.
LâĂ©tang du Roi : probablement celui que JosĂšphe appelle le rĂ©servoir de Salomon et quâil place un peu Ă lâest de la source de SiloĂ©.
Et il ne se trouva point de place⊠Il y a dans ces parages un endroit oĂč la vallĂ©e du CĂ©dron se resserre et devient une vĂ©ritable gorge. NĂ©hĂ©mie dut mettre pied Ă terre pour passer au travers des dĂ©combres qui obstruaient le sentier.
15 Ă 20
Résolution prise par Néhémie.
Et je montai, littéralement : Et je fus montant, ce qui indique une ascension longue et pénible.
Par le torrent : du CĂ©dron. Nous pouvons nous reprĂ©senter NĂ©hĂ©mie marchant maintenant dans la direction du nord et inclinant le plus possible sur la gauche, afin de pouvoir mieux constater lâĂ©tat des murs.
Et je rentrai. ArrivĂ© Ă lâangle nord-est de lâenceinte, NĂ©hĂ©mie ne revint point sur ses pas, comme on lâa parfois supposĂ©, mais suivit la muraille septentrionale et occidentale, ce qui le ramena Ă la porte de la VallĂ©e. Il avait fait le tour complet de la ville.
Les magistrats ne savaient pas oĂč jâĂ©tais allĂ©. NĂ©hĂ©mie Ă©tait dĂ©jĂ entrĂ© en relation avec eux, et ils sâĂ©taient sans doute approchĂ©s dĂ©jĂ du nouveau gouverneur.
Aux Juifs : aux simples laĂŻques.
Ni au reste de ceux qui sâoccupaient de lâĆuvre : au reste des constructeurs (magistrats, sacrificateurs; voir Esdras 3:9).
Je leur dis : dans une assemblée convoquée à cet effet.
Que la bonne main de mon Dieu avait Ă©tĂ© sur moi, littĂ©ralement : que la main de mon Dieu avait Ă©tĂ© bonne sur moi, lorsquâil sâĂ©tait enhardi Ă parler au roi ArtaxerxĂšs.
Je leur dis aussi les paroles⊠Voir versets 6 et 8.
Ils sâencouragĂšrent Ă bien travailler, littĂ©ralement : Ils fortifiĂšrent leurs mains pour le bien, câest-Ă -dire ils se mirent Ă©nergiquement Ă ce bon travail.
Ă Samballat et Tobija (verset 10) se joint ici GuĂ©sem, probablement chef dâune tribu arabe demeurant au midi de la JudĂ©e, non loin de JĂ©rusalem (NĂ©hĂ©mie 4:7).
Vous révoltez-vous contre le roi ? : Il est aisé de deviner ce que vous ferez dÚs que vous aurez des murs pour vous protéger.
NĂ©hĂ©mie rĂ©pond Ă la seconde de ces paroles malveillantes. Puis, fin du verset, il leur montre quâil nâignore pas que câest la jalousie qui les fait parier ainsi.
Ni souvenir. Jamais vos ancĂȘtres nâont rien eu Ă faire avec la ville sainte.