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Bible Commentaries
Néhémie 2

Bible annotéeBible annotée

versets 1-20

1 Ă  9

NĂ©hĂ©mie obtient d’ArtaxerxĂšs la permission d’aller relever les murs de JĂ©rusalem.

Nisan : le premier mois du calendrier israĂ©lite d’aprĂšs l’exil; voir NĂ©hĂ©mie 1:1, note. Mais, comme il est parlĂ© ici de la vingtiĂšme annĂ©e d’ArtaxerxĂšs, et non de la vingt-et-uniĂšme, ainsi qu’on devrait s’y attendre d’aprĂšs NĂ©hĂ©mie 1:1, qui nous plaçait au neuviĂšme mois de la mĂȘme vingtiĂšme annĂ©e, il faut admettre qu’ici NĂ©hĂ©mie fait commencer l’annĂ©e en automne, comme le font pour toutes les affaires civiles les Juifs d’aprĂšs l’exil, tandis que l’annĂ©e religieuse continue de s’ouvrir par la fĂȘte de PĂąques, le 15 Nisan. Dans l’annĂ©e civile qui commençait en automne, le mois de Kislev (NĂ©hĂ©mie 1:1) prĂ©cĂšde celui de Nisan d’environ quatre mois. D’autres ont pensĂ© que la 20e annĂ©e d’ArtaxerxĂšs est comptĂ©e depuis l’anniversaire de son accession au trĂŽne. Il aurait commencĂ© de rĂ©gner entre Nisan et Kislev.

Si NĂ©hĂ©mie n’a pas ouvert plus tĂŽt son cƓur Ă  son maĂźtre, c’est probablement qu’il attendait son tour de service pour s’approcher du roi. C’est ce qu’indiquerait la leçon de quelques anciennes traductions le vin Ă©tant devant moi, c’est-Ă -dire : le soin de la boisson royale m’incombant en ce temps.

Le vin Ă©tant devant lui : au commencement d’un grand festin, auquel la reine elle-mĂȘme assistait (verset 6).

Or je n’avais jamais eu mauvais visage devant lui. D’autres traduisent : Or je n’affectai pas d’avoir mauvais visage devant lui, ce qui ne l’empĂȘcha pas de remarquer quelque chose. Il ne convenait pas de paraĂźtre avec une expression triste devant un roi (Esthers 4.2).

J’eus grand peur. Le moment dĂ©cisif Ă©tait arrivĂ© ! Comment le roi prendrait-il la requĂȘte qu’il avait rĂ©solu de lui prĂ©senter ?

Que le roi vive éternellement ! Daniel 2:4; Daniel 3:9; 1 Rois 1:31.

La ville oĂč sont les sĂ©pulcres de mes pĂšres. Cela s’accorde bien avec l’origine qu’EusĂšbe, et avec lui JĂ©rĂŽme, attribuent Ă  NĂ©hĂ©mie.

Une priĂšre : mentale. Voir GenĂšse 24:12-14.

Pour que je la rebĂątisse. Les derniers mots du verset 3 indiquent suffisamment ce qu’il s’agit de rebĂątir Ă  JĂ©rusalem. Voyez JosuĂ© 6:26.

La reine : Damaspia, d’aprĂšs CtĂ©sias. Les rois perses Ă©taient polygames, mais une seule de leurs femmes avait le titre de reine.

Je lui fixai un terme. D’aprĂšs NĂ©hĂ©mie 5:14 et NĂ©hĂ©mie 13:6, NĂ©hĂ©mie demeura douze ans absent. Mais il se peut que dans le principe il n’ait pas Ă©tĂ© question d’une aussi longue absence et qu’il soit revenu plus tĂŽt, pour repartir avec une nouvelle permission du roi, ou bien que, de JĂ©rusalem, il ait obtenu une prolongation de congĂ©.

Des lettres. Ce n’étaient probablement pas de simples sauf-conduits, mais en mĂȘme temps une approbation royale donnĂ©e au but du voyage de NĂ©hĂ©mie.

Asaph, gardien du parc du roi. Nous rendons par parc le mot pardĂšs (paradis), qui ne se retrouve qu’ici et dans EcclĂ©siaste 2:5 et Cantique 4:13. Il signifierait d’aprĂšs le sanscrit contrĂ©e excellente, d’aprĂšs le zend enclos, terrain protĂ©gĂ©, oĂč peuvent librement croĂźtre des arbres et se multiplier le gibier. Cette forĂȘt, qui devait fournir de pesants matĂ©riaux, Ă©tait sans doute voisine de JĂ©rusalem. On pourrait songer Ă  la plaine ou Ă  la vallĂ©e boisĂ©e qui, d’aprĂšs 1 Chroniques 27:28, appartenait Ă  David et Ă©tait peut-ĂȘtre demeurĂ©e domaine royal aprĂšs la conquĂȘte du pays.

Les portes de la citadelle attenante Ă  la maison [de Dieu]. Cette forteresse (bira) apparaĂźt ici pour la premiĂšre fois, car dans 1 Chroniques 29:1; 1 Chroniques 29:19 c’est tout l’ensemble des bĂątiments du temple qui est ainsi appelĂ©. C’est probablement la mĂȘme forteresse que les rois asmonĂ©ens agrandirent et appelĂšrent baris, d’aprĂšs JosĂšphe, tandis que plus tard, rebĂątie par HĂ©rode, qui lui donna le nom d’un de ses amis, elle figure dans l’histoire sous le nom de tour Antonia. Elle Ă©tait situĂ©e Ă  l’angle nord-ouest du temple. Avant l’exil il n’y avait en cet endroit rien de pareil, et voici un indice de plus des travaux auxquels nous pensons que les Juifs s’étaient livrĂ©s peu auparavant pour fortifier leur capitale.

Et pour la muraille de la ville : à savoir pour les portes de la muraille (Néhémie 3:3-6). On peut aussi traduire : attenante à la maison [de Dieu] et à la muraille de la ville.

Dans laquelle j’entrerai : comme gouverneur. La demande de cette charge par NĂ©hĂ©mie n’a pas Ă©tĂ© racontĂ©e dans ce qui prĂ©cĂšde; mais voyez NĂ©hĂ©mie 5:14. Esdras, sacrificateur et scribe, chargĂ© d’une mission religieuse, avait pu se passer de cette dignitĂ© et des pouvoirs qui y Ă©taient attachĂ©s. Mais NĂ©hĂ©mie savait qu’il trouverait une forte opposition; et d’ailleurs la tĂąche qui allait lui incomber Ă©tait toute temporelle. D’aprĂšs NĂ©hĂ©mie 5:15 il y avait eu des gouverneurs rĂ©guliers, semble-t-il, en JudĂ©e. Nous en connaissons deux, Zorobabel et celui de Esdras 6:7, dont le nom n’est pas indiquĂ©. Tous ont une mission civile. Ce poste Ă©tait-il justement vacant au moment oĂč il fut confiĂ© Ă  NĂ©hĂ©mie ?

La maison de ses prĂ©dĂ©cesseurs Ă©tait peut-ĂȘtre ruinĂ©e ou indigne d’une ville qui allait ĂȘtre entourĂ©e de murailles et reprendre sa dignitĂ© de capitale.

Je vins vers les gouverneurs d’au-delĂ  du fleuve. JosĂšphe parle de gouverneurs subalternes et d’un gouverneur suprĂȘme nommĂ© Adayos, qui administraient dans ce temps la grande province de la rive droite de l’Euphrate (Syrie, PhĂ©nicie, Samarie).

Et le roi envoya : avait envoyé.

Des officiers de guerre. Les lettres devaient lĂ©gitimer NĂ©hĂ©mie auprĂšs des autoritĂ©s; les officiers, le protĂ©ger. Esdras, accompagnĂ© de milliers d’émigrants, avait refusĂ© toute escorte, ou plutĂŽt n’en avait pas demandĂ© (NĂ©hĂ©mie 8:22). NĂ©hĂ©mie, qui du reste n’avait avec lui qu’un nombre restreint de frĂšres et de serviteurs (NĂ©hĂ©mie 4:16; NĂ©hĂ©mie 5:10), doit Ă  sa dignitĂ© de gouverneur d’accepter celle-ci; elle demeura probablement auprĂšs de lui Ă  JĂ©rusalem (comparez NĂ©hĂ©mie 4:23 : hommes qui faisaient la garde).

10 Ă  15

De nuit et avec une faible escorte, pour ne pas attirer l’attention des adversaires (verset 10). NĂ©hĂ©mie fait le tour des murailles en ruines. Il veut se mettre en Ă©tat de parler en connaissance de cause avec ses amis du travail qu’il a Ă  cƓur d’entreprendre.

L’arrivĂ©e de NĂ©hĂ©mie inquiĂ©tait dĂ©jĂ  les ennemis des Juifs, que personne encore Ă  JĂ©rusalem n’était au courant des projets du nouveau gouverneur (verset 16).

Le Horonite : non pas de HoronaĂŻm (ÉsaĂŻe 15:5), car dans ce cas il serait dĂ©signĂ© comme moabite, mais de Beth-Horon (JosuĂ© 10:11, qui avait fait partie d’ÉphraĂŻm (JosuĂ© 16:3) et qui par consĂ©quent Ă©tait devenu samaritain. Ici apparaĂźt pour la premiĂšre fois ce Samballat, chef des Samaritains, dont il sera souvent question dans notre livre, et qui s’était probablement, avant l’arrivĂ©e de NĂ©hĂ©mie, signalĂ© par son ardeur Ă  dĂ©truire les murs dont JĂ©rusalem avait commencĂ© Ă  s’entourer.

Samballat, en assyrien SinĂ©balit, signifie peut-ĂȘtre Sin (la dĂ©esse de la lune) a donnĂ© la vie.

Tobija, le serviteur ammonite : un employĂ© du roi de Perse, ou bien un affranchi, chargĂ© peut-ĂȘtre de l’administration du pays d’Ammon. D’autres en font le serviteur de Samballat et son secrĂ©taire (NĂ©hĂ©mie 6:17-19). Ces deux hommes, apparentĂ©s Ă  des familles juives considĂ©rables (NĂ©hĂ©mie 6:17; NĂ©hĂ©mie 13:4-28), furent les principaux adversaires de NĂ©hĂ©mie, comme RĂ©hum et SimsaĂŻ l’avaient Ă©tĂ© de Zorobabel.

Trois jours. Voir Esdras 8:32.

La bĂȘte de somme : cheval, mulet ou Ăąne.

Et je sortis de nuit. Nous dirions : De nuit donc je sortis, car il l’a dĂ©jĂ  dit au verset 12.

La porte de la VallĂ©e correspond Ă  la porte actuelle de Jaffa (2 Chroniques 26:9, note), sans ĂȘtre nĂ©cessairement Ă  la mĂȘme place. C’était la porte occidentale, ainsi que l’appelle dans notre passage une trĂšs antique traduction. Le nom de porte de la VallĂ©e lui vient de ce qu’elle s’ouvrait sur la partie supĂ©rieure de la vallĂ©e de Hinnom.

La source du Dragon n’est mentionnĂ©e qu’ici, sous ce nom du moins. Il faut la chercher entre la porte de la VallĂ©e et celle du Fumier. C’est probablement une des sources qui alimentaient l’étang infĂ©rieur de la vallĂ©e de Hinnom, aujourd’hui le Birket-es-Sultan. Depuis la porte de la VallĂ©e, NĂ©hĂ©mie aurait donc pris Ă  gauche, vers le sud.

La porte du Fumier. Encore un nom qui’ ne se trouve que dans notre livre. Ici, comme dans NĂ©hĂ©mie 3:13, cette porte suit celle de la VallĂ©e, dont elle est Ă©loignĂ©e de mille coudĂ©es, soit d’un demi-kilomĂštre environ.

ConsidĂ©rant. Le texte prĂ©sente ici dans la plupart des manuscrits un mot (schĂŽber) qui signifie : brisant, d’oĂč l’on a tirĂ© le sens de : passant et repassant par les brĂšches. Mais plusieurs manuscrits lisent sĂŽber, mot qui Ă  la vĂ©ritĂ© ne se trouve nulle part ailleurs, mais qui est tout voisin d’un verbe fort usitĂ© et qui signifie : regarder attentivement, fixer sur un objet ses yeux et sa pensĂ©e.

La porte de la Source. Voir NĂ©hĂ©mie 3:15 et NĂ©hĂ©mie 12:37. De tous les environs immĂ©diats de JĂ©rusalem, le lieu le plus bas et oĂč par consĂ©quent se trouve le plus grand nombre de sources, c’est, au sud, le point de rencontre de la vallĂ©e du CĂ©dron et de la vallĂ©e de Hinnom. On n’y en compte pas moins de quatre : la source de la Vierge, celle de SiloĂ©, l’étang de SiloĂ© et, plus au sud encore, la source de Job (Bir Eyoub), aussi appelĂ©e source de NĂ©hĂ©mie. La porte de la Source doit donc ĂȘtre cherchĂ©e dans cette direction, c’est-Ă -dire au bas de la dĂ©pression du TyropĂ©on, qui sĂ©pare la colline de Sion de celle de NĂ©bi-David. C’est lĂ  que se trouve aujourd’hui la porte des Maugrabins. Tobier dit que, dans les temps oĂč l’eau se fait rare Ă  JĂ©rusalem, c’est par la porte des Maugrabins un continuel va et vient de gens qui vont puiser de l’eau Ă  l’une des fontaines que nous venons d’indiquer.

L’étang du Roi : probablement celui que JosĂšphe appelle le rĂ©servoir de Salomon et qu’il place un peu Ă  l’est de la source de SiloĂ©.

Et il ne se trouva point de place
 Il y a dans ces parages un endroit oĂč la vallĂ©e du CĂ©dron se resserre et devient une vĂ©ritable gorge. NĂ©hĂ©mie dut mettre pied Ă  terre pour passer au travers des dĂ©combres qui obstruaient le sentier.

15 Ă  20

Résolution prise par Néhémie.

Et je montai, littéralement : Et je fus montant, ce qui indique une ascension longue et pénible.

Par le torrent : du CĂ©dron. Nous pouvons nous reprĂ©senter NĂ©hĂ©mie marchant maintenant dans la direction du nord et inclinant le plus possible sur la gauche, afin de pouvoir mieux constater l’état des murs.

Et je rentrai. ArrivĂ© Ă  l’angle nord-est de l’enceinte, NĂ©hĂ©mie ne revint point sur ses pas, comme on l’a parfois supposĂ©, mais suivit la muraille septentrionale et occidentale, ce qui le ramena Ă  la porte de la VallĂ©e. Il avait fait le tour complet de la ville.

Les magistrats ne savaient pas oĂč j’étais allĂ©. NĂ©hĂ©mie Ă©tait dĂ©jĂ  entrĂ© en relation avec eux, et ils s’étaient sans doute approchĂ©s dĂ©jĂ  du nouveau gouverneur.

Aux Juifs : aux simples laĂŻques.

Ni au reste de ceux qui s’occupaient de l’Ɠuvre : au reste des constructeurs (magistrats, sacrificateurs; voir Esdras 3:9).

Je leur dis : dans une assemblée convoquée à cet effet.

Que la bonne main de mon Dieu avait Ă©tĂ© sur moi, littĂ©ralement : que la main de mon Dieu avait Ă©tĂ© bonne sur moi, lorsqu’il s’était enhardi Ă  parler au roi ArtaxerxĂšs.

Je leur dis aussi les paroles
 Voir versets 6 et 8.

Ils s’encouragĂšrent Ă  bien travailler, littĂ©ralement : Ils fortifiĂšrent leurs mains pour le bien, c’est-Ă -dire ils se mirent Ă©nergiquement Ă  ce bon travail.

À Samballat et Tobija (verset 10) se joint ici GuĂ©sem, probablement chef d’une tribu arabe demeurant au midi de la JudĂ©e, non loin de JĂ©rusalem (NĂ©hĂ©mie 4:7).

Vous révoltez-vous contre le roi ? : Il est aisé de deviner ce que vous ferez dÚs que vous aurez des murs pour vous protéger.

NĂ©hĂ©mie rĂ©pond Ă  la seconde de ces paroles malveillantes. Puis, fin du verset, il leur montre qu’il n’ignore pas que c’est la jalousie qui les fait parier ainsi.

Ni souvenir. Jamais vos ancĂȘtres n’ont rien eu Ă  faire avec la ville sainte.

Informations bibliographiques
bibliography-text="Commentaire sur Nehemiah 2". "Bible annotée". https://studylight.org/commentaries/fre/ann/nehemiah-2.html.
 
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