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Saturday, January 10th, 2026
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Whole Bible (6)
versets 1-27
1 Ă 4
En opposition Ă la conversion future des paĂŻens, le prophĂšte contemple et dĂ©crit de nouveau avec douleur lâendurcissement persistant dâIsraĂ«l.
Cette parole signifie ou que le pĂ©chĂ© est enracinĂ© dans le cĆur des hommes de Juda et quâil ne peut plus en ĂȘtre extirpĂ©; ou plutĂŽt : que les preuves du pĂ©chĂ© de ce peuple sont tellement patentes, quâil ne saurait ĂȘtre niĂ© par personne. La premiĂšre preuve est intĂ©rieure; câest lâĂ©tat des cĆurs, le penchant invĂ©tĂ©rĂ© Ă lâidolĂątrie. La seconde est extĂ©rieure; ce sont les autels souillĂ©s par le sang des victimes offertes aux idoles.
Style de fer. Comparez Jérémie 8:8, note.
Pointe de diamant. Les sculpteurs se servaient, selon Pline, de morceaux de diamant, enchùssés dans le fer, pour attaquer les pierres les plus dures.
Aux cornes de leurs autels. Comme Josias avait dĂ©truit tous les autels des faux dieux, il est probable quâil sâagit ici des autels de JĂ©hova (lâautel des holocaustes et lâautel des parfums). On nâavait pas craint aux jours de ManassĂ© dâoindre les coins de ces autels du sang des victimes impures.
Le texte hĂ©breu est susceptible de deux interprĂ©tations, selon que lâon fait du mot enfants lâobjet ou le sujet : Comme ils pensent Ă leurs enfants, ainsi ils pensent avec regret Ă leurs autels (idolĂątres)
Ou bien : Pendant que (ou en ce que) leurs enfants ont un si vivant souvenir des actes dâidolĂątrie de leurs pĂšres, que chaque arbre touffu et chaque haut-lieu les leur rappelle.
Le second sens sâaccorde mieux avec celui que nous avons donnĂ© au verset 1.
AschĂšres. La dĂ©esse AschĂ©ra (dont le nom signifie probablement heureuse ou qui rend heureux Ă©tait lâĂ©pouse de Baal (de lĂ son autre nom de Baaltis). Elle Ă©tait reprĂ©sentĂ©e par un simple poteau de bois Ă cĂŽtĂ© de la statue de Baal. De lĂ lâexpression DeutĂ©ronome 16:21 : Tu ne te dresseras pas une aschĂšre, de quelque bois que ce soit, Ă cĂŽtĂ© de lâautel de JĂ©hova. CâeĂ»t Ă©tĂ© identifier cet autel avec celui de Baal.
La montagne du champ est sans doute la ville de JĂ©rusalem, envisagĂ©e comme la forteresse oĂč les habitants du pays se rĂ©fugient en temps de guerre, avec leurs biens.
Comparez JĂ©rĂ©mie 21:13, oĂč JĂ©rusalem est appelĂ©e le rocher de la plaine.
Tu laisseras en friche⊠: peut-ĂȘtre allusion Ă la loi Exode 23:11; DeutĂ©ronome 15:1; DeutĂ©ronome 31:10. Comparez 2 Chroniques 36:21.
Par ta faute, littéralement : à cause de toi.
Les versets 3 et 4 sont la reproduction presque textuelle de Jérémie 15:13-14.
5 Ă 13
La cause cachĂ©e de la ruine de Juda : la confiance en lâhomme et aux moyens humains, au lieu de la confiance en JĂ©hova seul.
Lâhomme : les grands ou les peuples dont on recherche la faveur et lâappui.
La chair : toutes les ressources dâhabiletĂ© et de puissance dont les autres disposent ou que lâon possĂšde soi-mĂȘme. Le verset 11 prouve quâil sâagit ici particuliĂšrement de richesses injustement acquises.
Dont le cĆur se retire. Cette confiance en la chair bannit du cĆur la confiance en lâĂternel. De lĂ le : Maudit soit⊠Dieu abandonne celui qui lâabandonne.
Cet homme sera puni par oĂč il a pĂ©chĂ© : il a cherchĂ© des auxiliaires terrestres; il restera seul.
Banni. On est rĂ©duit Ă des conjectures sur le sens de ce mot qui sert Ă dĂ©crire lâĂ©tat de misĂšre et dâabandon oĂč se trouvent ces serviteurs de la chair, acquĂ©reurs de richesses injustes. Les uns y voient le nom de quelque plante ou animal du dĂ©sert. Dâautres, sâappuyant sur Psaumes 102:18, le seul passage oĂč ce terme se retrouve, estiment avec raison, selon nous, quâil ne peut dĂ©signer quâun ĂȘtre humain, un fugitif abandonnĂ© de tous, un exilĂ© sans patrie, un banni.
Il ne verra pas venir⊠Il en arrivera ainsi pour IsraĂ«l, aussi longtemps quâil ne regardera pas uniquement Ă son Dieu.
Qui se confie⊠est la confiance : deux expressions dont lâune renchĂ©rit sur lâautre; la premiĂšre dĂ©signe le mouvement du cĆur croyant qui se porte vers Dieu; la seconde, lâĂ©tat permanent de ce cĆur.
Comparez Psaumes 1:3. Ces images si vives sont comme lâillustration de la parole dâHabakuk : Le juste vivra par la foi.
9 et 10
LâidĂ©e qui lie ces versets aux prĂ©cĂ©dents est celle-ci : Lâhomme se persuade mal et mĂ©chamment Ă lui-mĂȘme que câest par la chair quâil rĂ©ussira et que Dieu ne lui servira de rien. Dieu sonde ces ruses du cĆur et les confondra par son jugement.
Ces mots : Moi, lâĂternel, sont la rĂ©ponse Ă la question du verset 9.
De mĂȘme que la perdrix couve des Ćufs quâelle nâa point pondus, la confiance en la chair aura des consĂ©quences contraires Ă celles que lâhomme avait espĂ©rĂ©es. Le fait mentionnĂ© dans ce dicton populaire nâest pas constatĂ©, du moins chez nous, par lâhistoire naturelle; mais cela nâimporte pas Ă la chose.
Elles le quittent⊠: comme les oisillons Ă©trangers quittent celle qui nâĂ©tait pas leur mĂšre.
Il nâest plus quâun fou. Cette fin misĂ©rable prouve combien il a agi en insensĂ©.
Nous pensons quâil faut envisager tous ces mots comme des vocatifs. Le premier terme dĂ©signe lâarche; le second, le temple, non le sanctuaire cĂ©leste, comme quelques-uns le pensent; le mot notre ne convient pas Ă ce sens. Enfin, par le troisiĂšme (verset 13), le prophĂšte sâadresse Ă lâĂternel lui-mĂȘme. On peut se demander sâil nâen est pas ainsi dĂ©jĂ dans les deux premiers et si JĂ©hova nâest pas invoquĂ© comme la vraie arche et comme le vrai temple. Sa grĂące est la rĂ©alitĂ© de tous ces symboles.
DĂšs lâorigine : dĂšs la fondation de lâalliance. Les Juifs de lâĂ©poque postĂ©rieure, pour Ă©viter lâemploi du nom sacrĂ© de JĂ©hova, appelaient Dieu lui-mĂȘme le Ciel, le Lieu. Cet usage superstitieux se rattache peut-ĂȘtre aux expressions de notre texte.
Ceux qui se dĂ©tournent de moi. Le prophĂšte, aprĂšs avoir parlĂ© Ă Dieu au nom dâIsraĂ«l, sâadresse maintenant Ă IsraĂ«l de la part de Dieu. Puis Ă la fin du verset il parle de nouveau Ă Dieu Ă la seconde personne.
Inscrits sur la terre : non sur la poussiĂšre, comme plusieurs traduisent; sur la terre, de maniĂšre Ă passer avec elle. Cette image est opposĂ©e Ă celle de lâinscription du nom dans le livre de vie, en vertu de laquelle le fidĂšle demeure Ă toujours. Peut-ĂȘtre allusion au pĂ©chĂ© verset 1.
14 Ă 18
La malĂ©diction si souvent annoncĂ©e ne sâaccomplit pas immĂ©diatement; et les mĂ©chants se moquent de lâhomme qui prĂ©dit sans cesse des malheurs qui nâarrivent jamais. Le prophĂšte se plaint dâĂȘtre mis dans une situation aussi critique et demande secours Ă Dieu.
Guéris-moi, de mes défaillances.
Sauve-moi, en confondant mes ennemis. Le prophĂšte donne ici lâexemple de la confiance en JĂ©hova, en face de ces moqueurs qui se confient en la chair.
Comparez Psaumes 42:4; ĂsaĂŻe 5:19 et ĂzĂ©chiel 12:27-28. De pareilles railleries, que semblent appuyer les faits, sont plus difficiles Ă affronter que les mauvais traitements.
JĂ©rĂ©mie nâavait pas plus repoussĂ© que recherchĂ© la vocation de pasteur (prophĂšte).
à ta suite : pour répéter les paroles de Jéhova.
Je nâai pas dĂ©siré⊠Il nâa pas pris plaisir Ă la menace. Preuve en Ă©tait sa fidĂšle et constante intercession, si souvent repoussĂ©e.
Ce qui est sorti de mes lĂšvres⊠Je nâai rien dit qui me fĂ»t inspirĂ© par la passion. Ma parole nâa Ă©tĂ© que la tienne.
Ma confusion : en laissant dĂ©mentir mes prophĂ©ties par lâĂ©vĂ©nement.
19 Ă 27
Le retour Ă la confiance en lâĂternel, qui seul pourrait sauver le peuple, se manifesterait immĂ©diatement par lâobservation fidĂšle de ses commandements, en particulier de celui qui concerne le jour du sabbat.
Lâabsence de tout titre, au commencement de ce morceau, prouve quâil ne doit pas ĂȘtre isolĂ© du prĂ©cĂ©dent.
On ignore oĂč Ă©tait situĂ©e cette porte des fils du peuple. Probablement câĂ©tait une porte qui conduisait de la ville dans la partie du parvis du temple destinĂ©e au peuple. Les sacrificateurs et les LĂ©vites avaient des portes particuliĂšres qui les conduisaient directement dans la partie du parvis oĂč ils officiaient.
Fils du peuple : les Israélites en général, en opposition aux sacrificateurs et Lévites; 2 Chroniques 35:5; 2 Chroniques 35:7.
On a supposĂ© quâil y avait devant cette porte un marchĂ©, oĂč le sabbat Ă©tait violĂ© dâune maniĂšre dâautant plus coupable que cela se passait tout prĂšs du temple et comme sous les yeux de JĂ©hova.
Ă ne pas porter des fardeaux. Ces mots sâadressent non seulement Ă ceux qui portent (manĆuvres et domestiques), mais aussi a ceux qui font porter (maĂźtres et riches), et mĂȘme Ă ceux qui laissent porter (les magistrats et rois qui eussent dĂ» empĂȘcher ces violations du commandement divin). Comparez NĂ©hĂ©mie 12:15-22.
La mention des violations des pÚre; rappelle combien le mal est ancien et invétéré.
On peut sâĂ©tonner que le prophĂšte attache de si grandes bĂ©nĂ©dictions Ă lâobservation dâun commandement aussi particulier que celui du sabbat; il semble, dâaprĂšs ses paroles, quâil suffirait dâĂȘtre fidĂšle sur ce seul point pour que tous les malheurs annoncĂ©s fussent conjurĂ©s. Câest que, en effet, lâobservation sincĂšre et loyale de ce seul devoir envers Dieu conduirait Ă celle de tous les autres.
Le prophĂšte pense Ă lâune de ces processions triomphales semblables Ă celle racontĂ©e 2 Chroniques 20:27-28, et qui nâappartiennent quâĂ un temps de prospĂ©ritĂ© nationale.
Des princes. Ă proprement parler, les rois seuls sont assis sur le trĂŽne. Mais les membres de leur famille partagent indirectement cet honneur.
La restauration du culte cĂ©rĂ©monial est prĂ©sentĂ©e ici, non comme la condition de la restauration future, mais comme une glorieuse promesse. Câest un privilĂšge que de rendre Ă Dieu lâhommage du culte.
JĂ©rusalem redeviendra alors le centre religieux de toutes les contrĂ©es environnantes. La mĂȘme Ă©numĂ©ration des districts du royaume de Juda se retrouve JĂ©rĂ©mie 32:44 :
Cette parole, dĂ©jĂ citĂ©e prĂ©cĂ©demment Ă propos de JĂ©rĂ©mie 7:22, prouve bien que dans ce dernier passage JĂ©rĂ©mie nâentendait nullement condamner les sacrifices comme tels.
Actions de grùces : ce sera le sentiment qui inspirera toutes ces cérémonies. Les sacrifices sont partagés, ici comme dans la loi, en offrandes sanglantes et non sanglantes.