Lectionary Calendar
Saturday, January 10th, 2026
Saturday after Epiphany
Attention!
Take your personal ministry to the Next Level by helping StudyLight build churches and supporting pastors in Uganda.
Click here to join the effort!

Bible Commentaries
Jérémie 17

Bible annotéeBible annotée

versets 1-27

1 Ă  4

En opposition Ă  la conversion future des paĂŻens, le prophĂšte contemple et dĂ©crit de nouveau avec douleur l’endurcissement persistant d’IsraĂ«l.

Cette parole signifie ou que le pĂ©chĂ© est enracinĂ© dans le cƓur des hommes de Juda et qu’il ne peut plus en ĂȘtre extirpĂ©; ou plutĂŽt : que les preuves du pĂ©chĂ© de ce peuple sont tellement patentes, qu’il ne saurait ĂȘtre niĂ© par personne. La premiĂšre preuve est intĂ©rieure; c’est l’état des cƓurs, le penchant invĂ©tĂ©rĂ© Ă  l’idolĂątrie. La seconde est extĂ©rieure; ce sont les autels souillĂ©s par le sang des victimes offertes aux idoles.

Style de fer. Comparez Jérémie 8:8, note.

Pointe de diamant. Les sculpteurs se servaient, selon Pline, de morceaux de diamant, enchùssés dans le fer, pour attaquer les pierres les plus dures.

Aux cornes de leurs autels. Comme Josias avait dĂ©truit tous les autels des faux dieux, il est probable qu’il s’agit ici des autels de JĂ©hova (l’autel des holocaustes et l’autel des parfums). On n’avait pas craint aux jours de ManassĂ© d’oindre les coins de ces autels du sang des victimes impures.

Le texte hĂ©breu est susceptible de deux interprĂ©tations, selon que l’on fait du mot enfants l’objet ou le sujet : Comme ils pensent Ă  leurs enfants, ainsi ils pensent avec regret Ă  leurs autels (idolĂątres)

Ou bien : Pendant que (ou en ce que) leurs enfants ont un si vivant souvenir des actes d’idolñtrie de leurs pùres, que chaque arbre touffu et chaque haut-lieu les leur rappelle.

Le second sens s’accorde mieux avec celui que nous avons donnĂ© au verset 1.

AschĂšres. La dĂ©esse AschĂ©ra (dont le nom signifie probablement heureuse ou qui rend heureux Ă©tait l’épouse de Baal (de lĂ  son autre nom de Baaltis). Elle Ă©tait reprĂ©sentĂ©e par un simple poteau de bois Ă  cĂŽtĂ© de la statue de Baal. De lĂ  l’expression DeutĂ©ronome 16:21 : Tu ne te dresseras pas une aschĂšre, de quelque bois que ce soit, Ă  cĂŽtĂ© de l’autel de JĂ©hova. C’eĂ»t Ă©tĂ© identifier cet autel avec celui de Baal.

La montagne du champ est sans doute la ville de JĂ©rusalem, envisagĂ©e comme la forteresse oĂč les habitants du pays se rĂ©fugient en temps de guerre, avec leurs biens.

Comparez JĂ©rĂ©mie 21:13, oĂč JĂ©rusalem est appelĂ©e le rocher de la plaine.

Tu laisseras en friche
 : peut-ĂȘtre allusion Ă  la loi Exode 23:11; DeutĂ©ronome 15:1; DeutĂ©ronome 31:10. Comparez 2 Chroniques 36:21.

Par ta faute, littéralement : à cause de toi.

Les versets 3 et 4 sont la reproduction presque textuelle de Jérémie 15:13-14.

5 Ă  13

La cause cachĂ©e de la ruine de Juda : la confiance en l’homme et aux moyens humains, au lieu de la confiance en JĂ©hova seul.

L’homme : les grands ou les peuples dont on recherche la faveur et l’appui.

La chair : toutes les ressources d’habiletĂ© et de puissance dont les autres disposent ou que l’on possĂšde soi-mĂȘme. Le verset 11 prouve qu’il s’agit ici particuliĂšrement de richesses injustement acquises.

Dont le cƓur se retire. Cette confiance en la chair bannit du cƓur la confiance en l’Éternel. De là le : Maudit soit
 Dieu abandonne celui qui l’abandonne.

Cet homme sera puni par oĂč il a pĂ©chĂ© : il a cherchĂ© des auxiliaires terrestres; il restera seul.

Banni. On est rĂ©duit Ă  des conjectures sur le sens de ce mot qui sert Ă  dĂ©crire l’état de misĂšre et d’abandon oĂč se trouvent ces serviteurs de la chair, acquĂ©reurs de richesses injustes. Les uns y voient le nom de quelque plante ou animal du dĂ©sert. D’autres, s’appuyant sur Psaumes 102:18, le seul passage oĂč ce terme se retrouve, estiment avec raison, selon nous, qu’il ne peut dĂ©signer qu’un ĂȘtre humain, un fugitif abandonnĂ© de tous, un exilĂ© sans patrie, un banni.

Il ne verra pas venir
 Il en arrivera ainsi pour IsraĂ«l, aussi longtemps qu’il ne regardera pas uniquement Ă  son Dieu.

Qui se confie
 est la confiance : deux expressions dont l’une renchĂ©rit sur l’autre; la premiĂšre dĂ©signe le mouvement du cƓur croyant qui se porte vers Dieu; la seconde, l’état permanent de ce cƓur.

Comparez Psaumes 1:3. Ces images si vives sont comme l’illustration de la parole d’Habakuk : Le juste vivra par la foi.

9 et 10

L’idĂ©e qui lie ces versets aux prĂ©cĂ©dents est celle-ci : L’homme se persuade mal et mĂ©chamment Ă  lui-mĂȘme que c’est par la chair qu’il rĂ©ussira et que Dieu ne lui servira de rien. Dieu sonde ces ruses du cƓur et les confondra par son jugement.

Ces mots : Moi, l’Éternel, sont la rĂ©ponse Ă  la question du verset 9.

De mĂȘme que la perdrix couve des Ɠufs qu’elle n’a point pondus, la confiance en la chair aura des consĂ©quences contraires Ă  celles que l’homme avait espĂ©rĂ©es. Le fait mentionnĂ© dans ce dicton populaire n’est pas constatĂ©, du moins chez nous, par l’histoire naturelle; mais cela n’importe pas Ă  la chose.

Elles le quittent
 : comme les oisillons Ă©trangers quittent celle qui n’était pas leur mĂšre.

Il n’est plus qu’un fou. Cette fin misĂ©rable prouve combien il a agi en insensĂ©.

Nous pensons qu’il faut envisager tous ces mots comme des vocatifs. Le premier terme dĂ©signe l’arche; le second, le temple, non le sanctuaire cĂ©leste, comme quelques-uns le pensent; le mot notre ne convient pas Ă  ce sens. Enfin, par le troisiĂšme (verset 13), le prophĂšte s’adresse Ă  l’Éternel lui-mĂȘme. On peut se demander s’il n’en est pas ainsi dĂ©jĂ  dans les deux premiers et si JĂ©hova n’est pas invoquĂ© comme la vraie arche et comme le vrai temple. Sa grĂące est la rĂ©alitĂ© de tous ces symboles.

DĂšs l’origine : dĂšs la fondation de l’alliance. Les Juifs de l’époque postĂ©rieure, pour Ă©viter l’emploi du nom sacrĂ© de JĂ©hova, appelaient Dieu lui-mĂȘme le Ciel, le Lieu. Cet usage superstitieux se rattache peut-ĂȘtre aux expressions de notre texte.

Ceux qui se dĂ©tournent de moi. Le prophĂšte, aprĂšs avoir parlĂ© Ă  Dieu au nom d’IsraĂ«l, s’adresse maintenant Ă  IsraĂ«l de la part de Dieu. Puis Ă  la fin du verset il parle de nouveau Ă  Dieu Ă  la seconde personne.

Inscrits sur la terre : non sur la poussiĂšre, comme plusieurs traduisent; sur la terre, de maniĂšre Ă  passer avec elle. Cette image est opposĂ©e Ă  celle de l’inscription du nom dans le livre de vie, en vertu de laquelle le fidĂšle demeure Ă  toujours. Peut-ĂȘtre allusion au pĂ©chĂ© verset 1.

14 Ă  18

La malĂ©diction si souvent annoncĂ©e ne s’accomplit pas immĂ©diatement; et les mĂ©chants se moquent de l’homme qui prĂ©dit sans cesse des malheurs qui n’arrivent jamais. Le prophĂšte se plaint d’ĂȘtre mis dans une situation aussi critique et demande secours Ă  Dieu.

Guéris-moi, de mes défaillances.

Sauve-moi, en confondant mes ennemis. Le prophĂšte donne ici l’exemple de la confiance en JĂ©hova, en face de ces moqueurs qui se confient en la chair.

Comparez Psaumes 42:4; ÉsaĂŻe 5:19 et ÉzĂ©chiel 12:27-28. De pareilles railleries, que semblent appuyer les faits, sont plus difficiles Ă  affronter que les mauvais traitements.

JĂ©rĂ©mie n’avait pas plus repoussĂ© que recherchĂ© la vocation de pasteur (prophĂšte).

À ta suite : pour rĂ©pĂ©ter les paroles de JĂ©hova.

Je n’ai pas dĂ©siré  Il n’a pas pris plaisir Ă  la menace. Preuve en Ă©tait sa fidĂšle et constante intercession, si souvent repoussĂ©e.

Ce qui est sorti de mes lĂšvres
 Je n’ai rien dit qui me fĂ»t inspirĂ© par la passion. Ma parole n’a Ă©tĂ© que la tienne.

Ma confusion : en laissant dĂ©mentir mes prophĂ©ties par l’évĂ©nement.

19 Ă  27

Le retour Ă  la confiance en l’Éternel, qui seul pourrait sauver le peuple, se manifesterait immĂ©diatement par l’observation fidĂšle de ses commandements, en particulier de celui qui concerne le jour du sabbat.

L’absence de tout titre, au commencement de ce morceau, prouve qu’il ne doit pas ĂȘtre isolĂ© du prĂ©cĂ©dent.

On ignore oĂč Ă©tait situĂ©e cette porte des fils du peuple. Probablement c’était une porte qui conduisait de la ville dans la partie du parvis du temple destinĂ©e au peuple. Les sacrificateurs et les LĂ©vites avaient des portes particuliĂšres qui les conduisaient directement dans la partie du parvis oĂč ils officiaient.

Fils du peuple : les Israélites en général, en opposition aux sacrificateurs et Lévites; 2 Chroniques 35:5; 2 Chroniques 35:7.

On a supposĂ© qu’il y avait devant cette porte un marchĂ©, oĂč le sabbat Ă©tait violĂ© d’une maniĂšre d’autant plus coupable que cela se passait tout prĂšs du temple et comme sous les yeux de JĂ©hova.

À ne pas porter des fardeaux. Ces mots s’adressent non seulement Ă  ceux qui portent (manƓuvres et domestiques), mais aussi a ceux qui font porter (maĂźtres et riches), et mĂȘme Ă  ceux qui laissent porter (les magistrats et rois qui eussent dĂ» empĂȘcher ces violations du commandement divin). Comparez NĂ©hĂ©mie 12:15-22.

La mention des violations des pÚre; rappelle combien le mal est ancien et invétéré.

On peut s’étonner que le prophĂšte attache de si grandes bĂ©nĂ©dictions Ă  l’observation d’un commandement aussi particulier que celui du sabbat; il semble, d’aprĂšs ses paroles, qu’il suffirait d’ĂȘtre fidĂšle sur ce seul point pour que tous les malheurs annoncĂ©s fussent conjurĂ©s. C’est que, en effet, l’observation sincĂšre et loyale de ce seul devoir envers Dieu conduirait Ă  celle de tous les autres.

Le prophĂšte pense Ă  l’une de ces processions triomphales semblables Ă  celle racontĂ©e 2 Chroniques 20:27-28, et qui n’appartiennent qu’à un temps de prospĂ©ritĂ© nationale.

Des princes. À proprement parler, les rois seuls sont assis sur le trîne. Mais les membres de leur famille partagent indirectement cet honneur.

La restauration du culte cĂ©rĂ©monial est prĂ©sentĂ©e ici, non comme la condition de la restauration future, mais comme une glorieuse promesse. C’est un privilĂšge que de rendre Ă  Dieu l’hommage du culte.

JĂ©rusalem redeviendra alors le centre religieux de toutes les contrĂ©es environnantes. La mĂȘme Ă©numĂ©ration des districts du royaume de Juda se retrouve JĂ©rĂ©mie 32:44 :

  1. la contrée là plus voisine de Jérusalem
  2. Benjamin, ou le district septentrional
  3. Séphéla, la plaine occidentale le long de la Méditerranée, de Joppé à Gaza
  4. la montagne, le centre du pays de Juda (Hébron)
  5. le midi, les confins du désert (Béerséba)

Cette parole, dĂ©jĂ  citĂ©e prĂ©cĂ©demment Ă  propos de JĂ©rĂ©mie 7:22, prouve bien que dans ce dernier passage JĂ©rĂ©mie n’entendait nullement condamner les sacrifices comme tels.

Actions de grùces : ce sera le sentiment qui inspirera toutes ces cérémonies. Les sacrifices sont partagés, ici comme dans la loi, en offrandes sanglantes et non sanglantes.

Informations bibliographiques
bibliography-text="Commentaire sur Jeremiah 17". "Bible annotée". https://studylight.org/commentaries/fre/ann/jeremiah-17.html.
 
adsfree-icon
Ads FreeProfile