Lectionary Calendar
Friday, July 18th, 2025
the Week of Proper 10 / Ordinary 15
the Week of Proper 10 / Ordinary 15
video advertismenet
advertisement
advertisement
advertisement
Attention!
StudyLight.org has pledged to help build churches in Uganda. Help us with that pledge and support pastors in the heart of Africa.
Click here to join the effort!
Click here to join the effort!
Whole Bible (6)New Testament (1)
versets 1-30
3>1 à 11 Union, Humilité, Désintéressement à lâexemple du dépouillement volontaire de Jésus-Christ
La fermeté et lâunion pour le combat, tel était le devoir que lâapôtre rappelait aux chrétiens de Philippes dans les derniers versets du chapitre précédent (Philippiens 1:26, suivants).
Il ne peut encore quitter ce sujet important : sachant que la lutte au sein de lâÃglise, suscitée par les faux docteurs qui cherchaient à attirer des disciples à eux, ne sera pas moins vive quâavec les adversaires du dehors; sachant aussi que, sans lâunion des chrétiens, sans une sincère humilité, sans un entier renoncement, ils ne sauraient rester vainqueurs, il insiste sur ce point; mais avant de reprendre son exhortation, (versets 2-4) il énumère les motifs les plus forts qui puissent émouvoir une âme chrétienne (verset 1).
Ensuite il fait appel à lâirrésistible exemple de renoncement, de dévouement et dâamour que nous a donné le Fils de Dieu (verset 5 et suivants). «â¯Sâil est vrai que vous ayez trouvé en Christ le Sauveur, et dans sa communion intime quelque consolation pour vos âmes (ou exhortation, appel à une vie sainte; le mot grec les deux sens, entre lesquels se divisent les interprètes); si vous avez éprouvé le puissant encouragement quâil y a dans la charité, dans lâamour pour Dieu et pour vos frères; si réellement lâEsprit de Dieu vous a unis dans une vivante et sainte communion; si tout cela a créé en vous une tendresse profonde (grec : «â¯entrailles â¯Â»â¯; comparez Philippiens 1:8) et de vraies compassions pour les souffrances et la faiblesse de vos frères, alors, il est impossible que toutes ces forces divines ne produisent pas dâabord en vous les doux fruits de la plus intime unionâ¯Â» (verset 2).
Et Paul accumule les termes qui désignent cette union sous tous les rapports :
Et lâapôtre ne craint pas dâinvoquer comme motif pour réaliser cette union parfaite la joie accomplie quâil en éprouvera.
On peut même admettre, avec la plupart des interprètes, que par toutes les expressions qui précèdent (verset 1) lâapôtre veut émouvoir envers lui les sentiments de ses frères, en appelant à leur amour, à leur compassion, tant il serait malheureux sâils ne suivaient pas cette voie, tant sa joie sera grande sâils y marchent.
Lâhumilité, qui provient dâune vraie connaissance de Dieu et de nous-mêmes, tel est un second fruit que lâapôtre sâattend à trouver chez les Philippiens en vertu des motifs exposés au verset 1.
Lâesprit de dispute et de vaine gloire nâest corrigé que par une sincère humilité, car il vient de ce que nous nous estimons trop nous-mêmes, et pas assez les autres.
Mais comment chacun peut-il estimer les autres comme plus excellents que soi-même ?
Si quelquâun a reçu de Dieu des dons évidemment supérieurs à ceux de son frère, doit-il le méconnaître et se tromper soi-même pour être humble ?
Afin dâéviter cette difficulté, on a réduit ces paroles à signifier : que chacun se mette volontiers au dernier rang, aime à servir plutôt quâà commander, etc.
Câest affaiblir la pensée de lâapôtre qui peut et doit être prise à la lettre. En effet, il sâagit moins de mesurer les dons de Dieu en nous et dans les autres, que de sentir profondément combien nous en sommes indignes, par toutes les misères qui nous restent et que nous pouvons seuls connaître.
Eussions-nous alors à nous comparer à un criminel, nous pouvons nous demander : en quoi suis-je, par nature, meilleur que lui ? sâil avait été à ma place, possédant tous les moyens dâéducation morale et de grâce divine dont jâai joui, ne serait-il pas plus excellent que moi ? et si jâeusse été à sa place, ne serais-je pas pire que lui ? Cette mesure est celle de Dieu, (1 Corinthiens 4:7) et si nous lâadoptons, nous nâaurons pas de peine à éprouver à lâégard de tout homme le sentiment quâindique lâapôtre, et quâil éprouvait lui-même le premier (1 Timothée 1:15).
La charité seule met en pratique ce précepte (1 Corinthiens 13:5). Paul en recommande ailleurs une application particulière (1 Corinthiens 10:24).
Toute vérité morale se trouve vivante en Jésus-Christ, non moins que toute vérité divine. Aussi lâapôtre, exhortant les chrétiens au désintéressement, au dévouement, à lâhumilité, (versets 3, 4) nâa, pour mettre sous leurs yeux lâidéal la perfection à cet égard, quâà leur montrer le Fils de Dieu devenu Fils de lâhomme. Et en le faisant, en le proposant comme modèle, il se trouve avoir écrit lâun des témoignages apostoliques considérés de tout temps comme classiques sur la divinité et lâhumanité de Jésus-Christ.
Mais quel est, dans cette contemplation de la personne et de lâabaissement du Sauveur, son point de départ ? Paul parle-t-il uniquement du Christ historique, de son apparition sur la terre ? Ou bien, sâélevant jusquâà sa préexistence éternelle, veut-il nous montrer dâabord ce quâil était avant cette apparition, pour descendre ensuite dans les profondeurs dâabaissement qui ont commencé avec lâincarnation ? Cette dernière vue est évidemment la pensée de lâapôtre, malgré lâopinion opposée de nombreux interprètes. En effet, les termes quâemploie Paul sont tels, quâil y a une distance incommensurable entre son point de départ et lâétat dâhumiliation où il suit le Sauveur.
Christ existait (câest ainsi quâavec M. Rilliet il faut traduire ce verbe) en forme de Dieu. Ce mot qui, dans notre langue, réveille des idées trop matérielles et peu adéquates au sujet, exprime pourtant tout ce qui nous fait connaître Dieu comme Dieu, toutes les perfections divines (comparer Jean 17:5). Câest ce que prouve évidemment lâemploi du même mot, par antithèse, au verset 7 : forme de serviteur. Ce terme revient à celui «â¯dâimage de Dieuâ¯Â» (Colossiens 1:15; comparez Hébreux 1:3), qui emporte la réalité de lâessence divine (Jean 1:1; Jean 1:2).
En possession des perfections divines, le Fils de Dieu était égal à Dieu (comparez Jean 5:18); sâil eût paru ainsi sur la terre, ce nâaurait point été une proie quâil aurait saisie, mais câeût été son droit éternel. En dâautres termes, Christ aurait pu, en se manifestant à ce monde coupable, apparaître dans toute la majesté de sa gloire divine; il ne lâa pas fait, il nâa pas envisagé son égalité avec Dieu comme une proie à saisir, comme une dépouille ou un butin à porter en triomphe et dont il aurait fait trophée (tel est le sens du mot original); mais au contraire il sâest dépouillé lui-même.
Le terme grec signifie proprement devenir vide (comparer 1 Corinthiens 15:10; 1 Corinthiens 15:14, note). Ce dépouillement, ce premier acte dâhumiliation par lequel le Fils de Dieu, est descendu de lâinfini au fini, de la divinité à lâhumanité, câest son incarnation, sa naissance au rang des hommes. Il se dépouille de la gloire divine; la forme de Dieu devient la forme de serviteur, serviteur dans toute la réalité du mot, serviteur de Dieu, (Ãsaïe 42:1; Ãsaïe 52:13 et suivants) serviteur des hommes, (Matthieu 20:28; Jean 13:1 et suivants) lui qui était le Seigneur de tous (verset 11).
Son humanité nâest pas moins réelle que sa divinité : fait à la ressemblance des hommes, (comparer Romains 8:3; Jean 1:14) toute sa vie ici-bas, tout ce qui parut de lui (Grec : «â¯il fut trouvé en figure comme un hommeâ¯Â», verset 8) ne le distingua en rien de ses frères, si ce nâest son incorruptible sainteté.
Câétait là déjà avoir parcouru une immense carrière dâabaissement; mais ce nâest pas tout : il devait plus encore sâhumilier lui-même (verset 8). Comment ? en se rendant obéissant. «â¯Quoiquâil fût Filsâ¯Â», il devait «â¯apprendre lâobéissance par les choses quâil a souffertes â¯Â»â¯ (Hébreux 5:8); porter cette obéissance jusquâau sacrifice entier de sa volonté, (Matthieu 26:39) jusquâà la mort, qui nâavait aucun droit sur lui, à la mort de la croix, la plus ignominieuse de toutes les mortsâ¦Voilà le Sauveur dans sa nature, dans son dévouement, dans son Åuvre !
Il faut remarquer encore sur ce passage vraiment classique de nos saints livres :
Quâil y ait dans ce fait du «â¯Dieu manifesté en chairâ¯Â», dans lâunion de sa nature divine et de sa nature humaine, dans toute son apparition sur la terre, depuis sa conception et sa naissance jusquâà la croix, dans lâindéfinissable mélange dâinfirmités tout humaines et de perfections toutes divines, quâil y ait en tout cela un profond mystère, (1 Timothée 3:16) nul nâa jamais songé à le nier, et lâapôtre ne sâen occupe pas ici.
Il ne sâarrête pas même au but premier de cette Åuvre, ni aux grandes doctrines qui en ressortent. Ce quâil veut exposer, ce qui est accessible à la conscience et au cÅur de tout homme, câest lâexemple émouvant dâun tel amour, dâune telle humilité, dâun tel dévouement. Et cet exemple, pour le croyant, ne reste pas un fait extérieur à contempler, et dont lâimitation alors serait purement impossible; mais, par sa communion intime et vivante avec le Sauveur, le chrétien, transformé par degrés à son image, peut arriver à réaliser dans sa vie le même sentiment qui a été en Jésus-Christ (verset 5). Il le peut, parce que ce même Jésus-Christ vivant en lui lâen rend capable.
Se dépouiller soi-même est, au fond, bien peu de chose en comparaison de cet idéal dâamour et dâhumilité que JésusChrist lui présente. Que sommes-nous, en effet ? quâavons-nous ? de quoi pourrait sâalimenter notre orgueil ? de quel bien pourrionsnous faire trophée ? Quiconque ne se sent pas dépouillé en présence du Fils de Dieu qui sâest dépouillé, nâa rien de commun avec lui. La pensée de lâapôtre nâest réalisée quâen celui qui consent à perdre tout ce quâil croyait avoir, tout, jusquâà sa propre vie, pour la retrouver en Jésus-Christ (Matthieu 10:39; Matthieu 20:20-28; Luc 14:26).
Lâélévation suprême de Jésus-Christ a été, dans un sens spécial, la conséquence, la récompense de son dévouement; câest ce que lâapôtre indique clairement par cette particule : câest pourquoi (verset 9). Cette élévation, ce nâest pas la restitution de la nature divine, â Christ nây avait jamais renoncé, â mais la restitution de la gloire éternelle dont il sâétait dépouillé volontairement (comparer Luc 24:26; Jean 17:5; Ãphésiens 1:20-22; Hébreux 2:9).
Câest par là même que se trouve réalisée en Jésus cette loi universelle du monde moral : «â¯Quiconque sâabaisse sera élevéâ¯Â», (Matthieu 23:12; Luc 14:11; 1 Pierre 5:6) pensée qui correspond parfaitement au but de lâexhortation de lâapôtre (verset 5).
Rentré au sein de sa gloire en y élevant notre humanité dans sa personne, Jésus reçoit le nom qui est au-dessus de tout nom (Le texte reçu dit à tort un nom). Lequel ? Les uns répondent : le nom de , (verset 11) de souverain Dominateur de ce règne quâil vient de fonder par son dévouement, dignité que toute langue doit confesser avec adoration. Les autres disent : le nom de JÃSUS, (verset 10) qui signifie Sauveur, et que tous ses rachetés prononceront à jamais avec reconnaissance et avec amour.
Quoi quâil en soit, il faut remarquer que lâapôtre emploie à dessein, dâabord le nom humain de JÃSUS, devant qui tout genou doit fléchir, afin de dire clairement que câest avec son humanité quâil a été glorifié; puis, il attribue le titre souverain de , désigné sous son double nom.
Câest ce qui doit délier toute langue pour le confesser, et faire fléchir tout genou afin quâil soit adoré, au ciel, sur la terre et sous la terre, dans lâunivers tout entier et par toutes les créatures qui le remplissent. Et cela aura lieu, soit volontairement et par amour, soit, un jour, par la crainte de sa toute-puissance et par la proclamation de sa justice.
Cette dernière pensée domine même dans le passage dâÃsaïe (Ãsaïe 45:23; Ãsaïe 45:24) que cite lâapôtre. Dans le prophète, câest Jéhova qui parle, et Paul, dans la conviction que Christ est «â¯Ã©gal à Dieuâ¯Â», nâhésite pas à lui attribuer la souveraine puissance et lâadoration que Jéhova réclamait pour lui-même. Mais la confession que Jésus-Christ est le Seigneur est à la gloire de Dieu le Père, parce que Dieu, ses perfections, tout son Ãtre, a été manifesté en Christ et par son Åuvre (Jean 17:1-4).
Parvenir là où est Jésus, telle est lâespérance du chrétien (Jean 14:3, 17.24); mais pour y arriver, il nây a quâun chemin, celui du renoncement et des humiliations, que Jésus-Christ a suivi; voilà toute la pensée de Paul et le grand motif quâil invoque à lâappui de son exhortation.
Ces remarquables paroles, qui expriment la conséquence morale de lâexemple de Jésus-Christ cité par lâapôtre (ainsi), renferment deux pensées qui, au premier abord, paraissent être en contradiction lâune avec lâautre : dâune part, la liberté de lâhomme, sa responsabilité, son action pour le salut; de lâautre, son absolue dépendance de Dieu et de lâÅuvre de la grâce.
Pourquoi devonsnous opérer notre salut avec crainte et tremblement ? parce que (car) Dieu agit avec efficace lui-même en nous pour produire et le vouloir et lâaction efficace (tel est le sens du grec.)
Comment sâaccordent ces deux principes ? Il faut remarquer dâabord que pour que nous puissions opérer notre salut, il faut que toute lâÅuvre de Christ pour nous ait précédé, et que nous avons seulement à travailler à nous approprier le salut accompli par Christ.
Il faut remarquer encore que la crainte et le tremblement ne sont plus une frayeur servile du jugement, mais la crainte filiale dâoffenser un Père réconcilié, ou de retomber dans le péché par la négligence des moyens de grâce (voir ces mêmes termes, dans des applications différentes, 1 Corinthiens 2:3; 2 Corinthiens 7:15; Ãphésiens 6:5).
Or, il est parfaitement vrai, quelque contradictoire que cela paraisse, et il est conforme à lâexpérience chrétienne que, pour toute conscience sérieuse, le plus puissant motif de vigilance et dâaction, câest la pensée que la grâce opère tout en elle. Les premiers commencements de la conversion, comme la persévérance finale; la première pensée dâun retour à Dieu, le premier mouvement de repentance, de foi, dâamour, comme les plus grands progrès dans la sanctification, tout est lâÅuvre de la grâce en nous.
Mais cette grâce agit dans le cÅur, réveille, dirige, fortifie et sanctifie la volonté; elle produit non seulement le vouloir et lâaction, mais nous donne le vif sentiment que lâinaction serait une coupable résistance, un criminel mépris de tant dâamour. Elle suscite, dans une âme ainsi remise en contact avec Dieu, la crainte et le tremblement dont parle Paul. Elle excite ce sentiment de notre responsabilité, qui nous pousse à travailler à notre salut avec énergie. Ainsi la doctrine évangélique, bien comprise, attribue à Dieu et à sa grâce la gloire du salut de lâhomme, et produit dans ce dernier, à la fois la plus profonde humilité, et le zèle le plus ardent pour parvenir au but que Dieu a placé devant lui.
Ce mot rendu par hésitations signifie proprement des doutes ou des raisonnements, lesquels entravent lâactivité et, de même que les murmures, procèdent dâun manque de confiance en cette grâce dont lâapôtre vient de rappeler les effets certains et encourageants.
Des chrétiens qui seraient tels que lâapôtre les décrit ici : sans reproche, purs (simples, sans aucun mélange), pour qui le beau titre dâenfants de Dieu serait une vérité, (Matthieu 5:45) des enfants sans défauts, (Colossiens 1:22; 1 Thessaloniciens 3:13) de tels chrétiens seraient autant de luminaires (tel est le sens du mot traduit ici par flambeaux) pour éclairer tous ceux qui errent dans les ténèbres de ce monde (comparer Daniel 12:3; Matthieu 5:14).
Ils sont lumière (Ãphésiens 5:8) parce quâils portent au-devant dâeux ou retiennent ferme la Parole de vie, qui est leur flambeau.
Ces mots : la génération dépravée et perverse sont une allusion à Deutéronome 32:5. Paul applique à lâétat moral du monde ce jugement porté par Moïse sur son peuple, toujours enclin à la désobéissance.
Après tous les motifs allégués par lâapôtre pour inviter les Philippiens à la persévérance et à la sanctification, il ne craint pas dâen appeler à leur amour pour lui, et de leur montrer quelle douce consolation dans ses souffrances actuelles, et quelle glorieuse espérance pour lâavenir il puisera dans la pensée de leur fidélité à leur vocation chrétienne.
Les mots couru en vain rappellent une image souvent employée par lâapôtre, cette des courses dans la lice (Philippiens 3:14; 1 Corinthiens 9:24, etc.).
Travaillé en vain se rapporte plutôt au labeur dans un champ dont on attend la moisson.
Ici se présente à lâapôtre lâidée que sa course et son travail (verset 16) pourraient bien se terminer par une mort sanglante. Et il entre héroïquement dans cette pensée. Sublime dévouement !
Dans lâincertitude où il était touchant lâissue de sa captivité, lâapôtre exprime tantôt la possibilité de sa mort, tantôt lâespoir quâil restera pour son Åuvre, (Philippiens 1:20-26) mais toujours en acceptant avec joie la volonté de Dieu, parce quâil a entièrement renoncé à tout ce qui lui est propre.
Les termes dont il se sert sont tous empruntés au culte de lâAncien Testament, et en particulier aux usages des sacrifices. Après le sacrifice sanglant, on répandait une libation de vin tout autour de lâautel. Or lâapôtre se représente dâabord son propre sang comme répandu et servant de libation : (2 Timothée 4:6) puis changeant dâimage, il se dépeint comme sacrificateur, offrant à Dieu ce peuple de croyants, convertis du paganisme (Romains 15:16); câest là ce quâil appelle le sacrifice de votre foi, dans lequel il fait le service sacerdotal.
Il se réjouit à cette pensée de la mort et il invite ses frères à sâen réjouir avec lui, (verset 18) ce qui serait de part et dâautre impossible si la volonté de Dieu nâétait pas à tous plus chère que la vie même, et si tous nâavaient pas lâassurance que cette mort glorifierait Jésus-Christ et lâÃvangile de sa grâce.
Plan
3>III. Envoi de Timothée et dâÃpaphrodite à Philippes
Paul désire envoyer Timothée aux Philippiens, pour avoir de leurs nouvelles, et il fait choix de ce disciple qui a donné des preuves de son affection pour lui et pour eux, tandis que les autres ne pensent quâà leurs propres intérêts ; il lâenverra donc quand il aura vu lâissue de son procès, et il espère aller lui-même vers eux (19-24).
Mais il a voulu dâabord leur envoyer Ãpaphrodite, qui lâavait visité de leur part et avait pourvu à ses besoins ; Ãpaphrodite lui-même le désirait ; il avait été malade, et son retour sera une joie pour ses amis inquiets à son sujet (25-28).
Paul le recommande avec une grande affection, comme un frère qui a exposé sa vie pour lui (29, 30).
19 à 30 envoi de Timothée et dâÃpaphrodite à Philippes
La mort dont il vient de parler ne lui paraît ni certaine, ni imminente. Il se peut quâil serve dâaspersion, mais il espère envoyer Timothée pour sâinformer de lâétat de lâÃglise, et pour en être encouragé, consolé.
Timothée informera les Philippiens du sort de Paul (verset 23). Lui-même a lâassurance de venir aussi bientôt (verset 24). Comparer sur la sollicitude de lâapôtre pour le salut des âmes 1 Thessaloniciens 3:2; 2 Corinthiens 11:28; 2 Corinthiens 11:29.
En disant tous, Paul entend ceux qui lâentouraient alors à Rome, et qui, en partie devenus tièdes dans leur charité, en partie influencés par les faux docteurs, (Philippiens 1:15 et suivants) ne se comportaient plus comme des serviteurs dévoués de Jésus-Christ (2 Timothée 4:10). Dâautant plus beau est le témoignage rendu au fidèle Timothée (verset 22).
Quand il saura à quoi sâen tenir sur lâissue de sa captivité (comparer verset 17, note).
Grec : «â¯Votre apôtre (envoyé) et ministre de ma nécessitéâ¯Â» (comparer Philippiens 4:18).
Quelle tendre délicatesse de lâamour chrétien se montre dans tous ces rapports personnels ! Ãpaphrodite souffre de ce que ses amis de Philippes ont appris sa grave maladie et en auront été affligés; Paul se hâte de le leur envoyer pour leur consolation mutuelle, (verset 25) et il regarde la guérison de son frère comme une miséricordieuse dispensation de Dieu envers lui-même, afin quâil nâeût pas tristesse sur tristesse !
On voit combien lâhéroïque dévouement jusquâà la mort, dont lâapôtre vient de donner la preuve, (verset 17) est loin dâéteindre dans son cÅur les sentiments humains.
En sachant que vous avez cette joie, cette consolation, moi, jâen aurai moins de tristesse. Toujours cette tendre sympathie qui souffre et jouit avec les autres.
Il paraît quâÃpaphrodite sâétait attiré sa maladie en servant lâapôtre, soit par son voyage de Philippes à Rome, soit par dâautres actes de dévouement dans cette dernière ville. En tout cas, câétait pour lâÅuvre de Christ.
Et Paul reporte la vive reconnaissance quâil en éprouve à lâÃglise qui lui a envoyé ce frère dans sa captivité et ses besoins. En effet, il considère ce quâÃpaphrodite a fait pour lui comme suppléant ce que tous auraient fait sâils eussent été présents.